"Mettre fin à
l’énergie nucléaire aujourd’hui : de la
nécessité de prendre en compte la
catastrophe provoquée par le tragique
incident de Fukushima", tel est le titre
du document que les évêques catholiques
japonais ont rendu public le 10 novembre
2011. Lors d’une conférence de presse,
ils ont rappelé la préconisation qu’ils
faisaient déjà en 2001 : " de manière à
éviter une tragédie, nous devons
développer des moyens alternatifs et
surs de produire de l’énergie". Pendant
ce temps, les autorités japonaises ne se
prononcent pas et tout en affirmant
"vouloir revoir la politique
énergétique à long terme", elles
cherchent avant tout à préserver la
filière industrielle nucléaire
japonaise.
Quant à
l’épiscopat français, il serait bien
inspiré d'entendre son homologue
d'Orient et de se choisir un autre
porte-parole et rapporteur sur les
questions d’environnement et écologie
que Jean-Pierre Chaussade, diacre du
diocèse de Paris … et ancien cadre
dirigeant d’EDF.
L’association
Citoyens résistants d’hier et
d’aujourd’hui
est née des rassemblements citoyens aux
Glières de 2007 et 2008. Elle appelle
les citoyens, les élus et les
gouvernants à agir selon les principes
du
Conseil
National
de la
Résistance
qui a défini des règles de vie commune
basées sur la solidarité, l’entraide et
la réussite de tous.
Sur ces bases ont notamment été créées
la sécurité sociale, les retraites par
répartition et consacrée la liberté de
la presse. L’association est parrainée
par l’ancien résistant et ambassadeur de
France Stéphane Hessel.
Pour
Stéphane Hessel,
le «motif de base de la Résistance,
c’était
l’indignation».
Certes, les raisons de s’indigner dans
le monde complexe d’aujourd’hui peuvent
paraître moins nettes qu’au temps du
nazisme.
Mais «cherchez et vous trouverez» : l’écart
grandissant entre les très riches et les
très pauvres, l’état
de la planète, le
traitement
fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux
Roms, la course au “toujours
plus”,
à la
compétition,
la dictature des
marchés
financiers et jusqu’aux
acquis
bradés
de la Résistance – retraites, Sécurité
sociale…
Alors, on peut croire Stéphane Hessel,
et lui emboîter le pas, lorsqu’il
appelle à une «insurrection
pacifique».
La
France possède 96 ogives nucléaires en
état d’alerte permanente ayant une
capacité de destruction de 1000
“Hiroshima”
La
dissuasion nucléaire française constitue
officiellement la garantie ultime de
notre sécurité nationale. Elle s'appuie
matériellement sur deux composantes : la
force aéroportée (2 escadrons soit une
centaine d'avions) destinée à une
“frappe d'avertissement” et la force
océanique (4 sous-marins dont un est
toujours en mer avec 96 armes nucléaires
opérationnelles) capable de lancer ces
armes dans un rayon d'action allant
jusqu'à 9000 km.
La France
possède au total 300 ogives nucléaires
représentant une potentialité de
destruction de près de 3000 “Hiroshima”.
L'efficacité supposée de la dissuasion
nucléaire repose sur une mise en oeuvre
rapide quasi immédiate décidée par le
seul Président de la République.
Malgré
l’interdiction des essais atomiques sur
toute la planète (traité TICE signé par
la France) et la fermeture de son centre
d’essais de Moruroa à partir de 1996, la
France poursuit la modernisation de ses
armes nucléaires : Laser Mégajoule près
de Bordeaux, système Epure (ex-Airix) à
Valduc près de Dijon, déménagement à
Villacoublay, près de Paris, du PC
atomique en septembre 2011, etc.rançais
?
La dissuasion nucléaire ne nous protège
pas …
La
dissuasion nucléaire date d’une époque
révolue : lors de la guerre froide,
notre force de dissuasion était
ouvertement “ciblée” sur l’URSS. En ce
début de XXIe siècle, les principales
menaces qui pèsent sur la France sont
d'ordre terroriste, environnemental,
économique. En quoi notre dissuasion
nucléaire est-elle “dissuasive” face à
chacune de ces menaces ? Poser la
question, c’est déjà y répondre ! En
fait la véritable raison, non avouée par
les gouvernants, de posséder l'arme
nucléaire est d’être considéré comme une
grande puissance reconnue sur la scène
internationale.
Posséder
une telle puissance de destruction
donnerait donc une puissance politique
et diplomatique, mais il est
inacceptable que cette puissance,
illusoire, repose sur la possession de
moyens d’anéantissement. Un désarmement
nucléaire renforcera le prestige
international de la France et initiera
un chemin vertueux auprès des autres
puissances nucléaires.
Une bouteille
d'huile d'olive vierge issue de
l'agriculture biologique palestinienne.
Un moyen facile de
marier les utilités en offrant un
aliment diététique tout en attirant
l'attention sur une cause noble : la
défense des droits du Peuple palestinien
spolié et martyrisé depuis 60 ans.
Au moment où la
Palestine demande son adhésion à l'ONU,
appuyez sa démarche d'une façon non
violente en achetant et en offrant la
production bio de ses agriculteurs. Il
s'agit d'une opération de coopération
menée conjointement par l'Association
France Palestine solidarité (AFPS), la
Palestinian Farmers Union (PFU) et les
Palestinian Agricultural Relief
Commities (PARC).
Cette huile est
vendue en bouteille de 75 cl selon les
règles du Commerce équitable. Elle est
certifiée "bio" par le Center of organic
agriculture of Egypt (COAE). Elle est
vraiment très bonne.
ASSFAM-
La
Cimade-
Forum Réfugiés-
France Terre d'asile-
Ordre
de
Malte
France,
cinq
associations présentes dans les centres
de rétention administrative dénoncent
unanimement les effets de la nouvelle
loi. Communiqué de presse du
12 octobre 2011
Il y a un an, nos
associations jugeaient sévèrement le
projet de loi relatif à l’immigration.
Le bilan de l’application de la loi,
deux mois et demi après son entrée en
vigueur, confirme ce jugement.
En août dernier,
le ministre de l’Intérieur a revu ses
objectifs 2011 à la hausse, faisant
passer de 28 000 à 30 000 le nombre de
reconduites, en précisant : "grâce
aux instruments nouveaux que donne la
loi immigration-intégration, avec
notamment la prolongation de la durée de
rétention administrative, nous pouvons
être plus efficaces".
Mais cette
recherche d’efficacité, aux fins
d’atteindre des objectifs chiffrés et
qui se traduit dans le durcissement des
conditions d’enfermement et
d’éloignement des étrangers, se fait au
détriment des droits fondamentaux des
personnes.
Conséquence
directe du recul de l’intervention du
juge des libertés et de la détention au
cinquième jour, des personnes ont été
reconduites sans pouvoir faire valoir
leurs droits devant ce juge, qui était,
avant l’entrée en vigueur de la loi, à
l’origine de nombreuses libérations
sanctionnant l’irrégularité des
procédures et le non-respect des droits.
L’administration et la police sont donc
désormais beaucoup moins contrôlées.
S’agissant de
l’allongement de la durée de rétention à
45 jours, les associations observent que
les personnes supportent mal la
perspective d’un enfermement de si
longue durée – plus encore quand il
s’agit de familles avec enfants.
L’objectif de
simplification annoncé n’a en outre pas
été atteint. En effet, l’ensemble de la
procédure est plus complexe, ce qui rend
plus difficile sa compréhension et
l’exercice des droits dans l’urgence.
Les nouvelles
interdictions de retour sur le
territoire, véritable bannissement
administratif, sont souvent incomprises
et entraînent un sentiment d’injustice
et d’angoisse pour les personnes qui ne
pourront plus revenir en France ou dans
un autre Etat de l’espace Schengen
durant plusieurs années. Les
associations ont constaté des pratiques
hétérogènes, le caractère systématique
et la durée de l’interdiction variant
fortement d’une préfecture à l’autre. De
surcroît, beaucoup de personnes sont
frappées d’une mesure d’interdiction de
retour, quelle que soit leur situation :
demandeurs d’asiles primo-arrivant,
parents ou futurs parents d’enfants
français, conjoints ou concubins de
Français.
Enfin, la
directive Retour préconise par principe
la primauté du délai de départ
volontaire et l’enfermement comme
dernier recours. Or les associations
constatent que la rétention est
systématique et que le délai de départ
reste l’exception.
Il n’est dès lors
pas surprenant que dès les premières
semaines suivant l’entrée en vigueur de
la loi, les tensions, les actes de
violence et les gestes de désespoir se
soient multipliés : automutilations,
tentatives de suicide, grèves de la faim
ou incendies sont autant de symptômes de
ce durcissement que nous dénonçons.
Les associations
jugent sévèrement cette loi qui aggrave
considérablement la situation des
étrangers en rétention et qui conduit à
la multiplication de gestes désespérés
et à une dégradation du climat dans les
centres.
Les associations unies dénoncent la
précarisation juridique et sociale des
étrangers engendrée par cette réforme
Un homme
portant cravate se présenta un jour dans
un village. Monté sur une caisse, il
cria à qui voulait l’entendre qu’il
achèterait cash 100 euros l’unité tous
les ânes qu’on lui proposerait.
Les paysans le trouvaient bien un peu
étrange mais son prix était très
intéressant et ceux qui topaient avec
lui repartaient le portefeuille rebondi
et la mine réjouie.
Il revint le lendemain et offrit cette
fois 150 € par tête, et là encore une
grande partie des habitants lui
vendirent leurs bêtes. Les jours
suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne
l’avaient pas encore fait vendirent les
derniers ânes existants. Constatant
qu’il n’en restait plus un seul, il fit
savoir qu’il reviendrait les acheter 500
€ dans huit jours et il quitta le
village.
Le lendemain, il confia à son associé le
troupeau qu’il venait d’acheter et
l’envoya dans ce même village avec ordre
de revendre les bêtes 400 € l’unité.
Face à la possibilité de faire un
bénéfice de 100 € dès la semaine
suivante, tous les villageois
rachetèrent leur âne quatre fois le prix
qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire,
tous empruntèrent…
Comme il fallait s’y attendre, les deux
hommes d’affaire s’en allèrent prendre
des vacances méritées dans un paradis
fiscal et tous les villageois se
retrouvèrent avec des ânes sans valeur,
endettés jusqu’au cou, ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de
les revendre pour rembourser leur
emprunt. Le cours de l’âne s’effondra.
Les animaux furent saisis puis loués à
leurs précédents propriétaires par le
banquier. Celui-ci pourtant s’en alla
pleurer auprès du maire en expliquant
que s’il ne rentrait pas dans ses fonds,
il serait ruiné lui aussi et devrait
exiger le remboursement immédiat de tous
les prêts accordés à la commune.
Pour éviter
ce désastre, le Maire, au lieu de donner
de l’argent aux habitants du village
pour qu’ils paient leurs dettes, le
donna au banquier, ami intime et premier
adjoint, soit dit en passant. Or
celui-ci, après avoir rétabli sa
trésorerie, ne fit pas pour autant un
trait sur les dettes des villageois ni
sur celles de la commune et tous se
trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée
et pris à la gorge par les taux
d’intérêts, la commune demanda l’aide
des communes voisines, mais ces
dernières lui répondirent qu’elles ne
pouvaient en aucun cas l’aider car elles
avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés
du banquier, toutes décidèrent de
réduire leurs dépenses : moins d’argent
pour les écoles, pour les programmes
sociaux, la voirie, la police
municipale... On repoussa l’âge de
départ à la retraite, on supprima des
postes d’employés communaux, on baissa
les salaires et parallèlement on
augmenta les impôts. C’était, disait-on,
inévitable mais on promit de moraliser
ce scandaleux commerce des ânes.
Cette bien
triste histoire prend tout son sel,
quand on sait que le banquier et les
deux escrocs sont frères et vivent
ensemble sur une île des Bermudes,
achetée à la sueur de leur front. On les
appelle les frères Marchés. Très
généreusement, ils ont promis de
subventionner la campagne électorale des
maires sortants.
Cette histoire n’est toutefois pas finie
car on ignore ce que firent les
villageois.
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur
place ? Que ferez-vous ?
Pour nous retrouver tous sur la place du
village…
Samedi 15 octobre 2011 : Journée
internationale des indignés
En opposition avec
l'esprit de compétition
qui conduit au dopage dans le sport, et
à la logique de l'agriculture
productiviste qui débouche notamment sur
les Plantes Génétiquement Modifiées, les
altercyclistes voyagent ensemble,
partagent leurs bicyclettes et se
relaient dans un esprit de
solidarité.
L'AlterTour, c'est un autre Tour de
France, qui dénonce le dopage sous
toutes ses formes : dans le sport parce
qu'il y porte atteinte aux sportifs pour
le bénéfice de l'actuel système
économique et politique, dans
l'agriculture industrielle, parce qu'il
y porte atteinte aux paysans et à la
biodiversité pour le bénéfice des firmes
productrices d'OGM et d'agrotoxiques,
dans l'économie de marché, où il est
source d'inégalités et de mises sous
dépendance.
C'est un tour "à la carte", pour tout
ceux qui souhaitent partager une belle
tranche de vie collective, découvrir des
terroirs préservés, avoir une activité
physique source de santé, et dire
ensemble : "Nous voulons un monde
sans dopages".
Cette manifestation itinérante,
préparée par des bénévoles, veut faire
la démonstration de notre soutien à
celles et ceux qui luttent dans le monde
entier contre toutes les formes de
dopages, qui portent atteinte à la
santé, à la société et à l'environnement
En France comme
en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil
maximal d’irradiation recommandé pour
les travailleurs du nucléaire. Au Japon,
la loi sur les normes du travail
interdit aux personnes de moins de 18
ans de travailler dans ces conditions.
De plus, les nourrissons et les enfants
sont plus vulnérables aux radiations que
les adultes.
Or, le 19 avril
2011, le gouvernement japonais a décidé
de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la
norme de radioprotection pour les écoles
de la préfecture de Fukushima, où
plusieurs réacteurs nucléaires sont en
perdition depuis le 11 mars et relâchent
de grandes quantités de radioactivité
dans l’environnement.
Permettre que
des enfants soient exposés à de telles
doses de rayonnements, très dangereuses
pour leur santé, est révoltant et
inhumain. Nous condamnons fermement
cette décision intolérable et en
demandons instamment l’annulation
immédiate.
Amel est une jeune mère de famille, elle
élève avec son mari deux charmantes
petites filles. Lui travaille comme
ouvrier, elle reste à la maison pour
s'occuper du dernier né de trois mois.
Leur séjour en France est totalement
légal : ils disposent d'une carte de
séjours de dix ans. A la cité des
Francs-Moisins, à Saint-Denis, où ils
habitent, tout cela est relativement
habituel, du moins on pourrait le
croire, car cette famille vit en fait un
cauchemar : leur nourrisson est un
« touriste de passage pour 3 mois ».
Amel est enceinte de sept mois quand
elle doit partir en urgence en Algérie
au chevet de sa mère gravement malade.
Elle ne sait pas que ce voyage la
conduira dans un monde kafkaïen. Elle
accouche prématurément en Algérie à sept
mois. Après cet épisode difficile à
vivre, elle a hâte de rentrer auprès de
sa famille. Hélas, la loi française ne
le permet pas. Son enfant étant né à
l'étranger, elle ne peut le ramener
directement. Elle doit attendre un visa
provisoire pour l'enfant, si elle veut
revoir ses filles. Sinon, elle doit
entamer une procédure de rapprochement
familial. Amel s'effondre. Elle vit une
dépression. Il faut absolument rentrer.
Son mari et ses enfants lui manquent.
Elle choisit le visa. Le retour à la
maison ne résout pas le problème, loin
s'en faut : une cascade de difficultés
l'attend. La préfecture lui signifie
qu'au terme du visa, elle doit retourner
en Algérie et demander pour l'enfant le
regroupement familial, ce qui peut
prendre beaucoup de temps. En France, le
bébé n'a aucun droit, même pas celui
d'être rattaché à la Sécurité sociale de
son papa, puisqu'il y est en séjour
provisoire.
C'est cette situation qu'Amel me raconte
un soir de janvier, quand elle m'amène
le bébé qui a de la fièvre. Je le soigne
et, bien forcé par la situation, je
rédige l'ordonnance au nom de sa grande
sœur en espérant que le pharmacien ne
tiquera pas trop sur la posologie
inadaptée.
Et je m'indigne ! Comment cela est-il
possible ? Cet enfant a un papa qui
travaille, qui cotise à la Sécurité
sociale, qui a des droits. Je me
renseigne auprès des personnes
connaissant mieux que moi ces
situations : eh bien, non, cet enfant
n'a pas de droit, car il a eu le tort de
naître où il ne fallait pas. Nous
faisons le « forcing » à la CPAM du 93
pour procurer une couverture sociale à
ce bébé car, si par malheur il devait
être hospitalisé, le coût serait
rédhibitoire. Il faut du temps et de la
pugnacité, mais heureusement, nous y
arrivons, car aujourd'hui, l'enfant est
hospitalisé pour une infection des voies
respiratoires. Mais cela ne change pas
la situation du bébé qui va bientôt être
clandestin, puisque tout le monde
conseille à Amel, même les institutions
sociales, de ne pas retourner en
Algérie.
De toute façon l'état psychologique
d'Amel ne le permet pas, état
psychologique encore plus aggravé par la
décision de la Caisse d'Allocation
Familiale, qui demande le remboursement
de la prime de naissance (eh oui, il y a
là suspicion de fraude !) et qui, pour
être certaine d'être remboursée,
supprime le versement des autres
prestations. Nous supposons que, comme
d'habitude, quand il y a un problème
déclaratif ou autre, la CAF suspend tout
les allocations, fait son enquête, et
prend sa décision. On remarquera
qu'habituellement, en vertu des
principes constitutionnels, il faut
d'abord faire l'instruction avant de
prononcer le jugement, mais pour la CAF,
les principes constitutionnels sont
accessoires ! Outre que la suppression
arbitraire des prestations auxquelles
elle a droit enfonce un peu plus cette
famille dans la précarité, la violence
institutionnelle qu’elle traduit
projette Amel et les siens dans
l’incompréhension et la détresse.
Comment en est-on arrivé là ? Dans quel
monde vivons-nous, pour fabriquer des
bébés clandestins ? Quelle faute Amel
a-t-elle commise pour être autant
punie ?
Je voudrais connaître celle ou celui qui
au consulat de France a refusé de
délivrer les papiers à cette jeune mère
de famille. Il ou elle a appliqué la
loi, me dira-t-on. Quelle loi ? Celle
qui est écrite sur le fronton de son
bâtiment : liberté, égalité, fraternité
ou celle d'un Etat français redevenu
ouvertement xénophobe. Je voudrais
comprendre ce qui se passe dans la tête
de tous ces acteurs de la préfecture
qui, au nom de la France, perdent leur
humanité. Les lois et les règlements ne
cessent de brimer les étrangers. La
France a-t-elle si peur qu’elle doive
craindre la venue sur son territoire
d'un nourrisson de trois mois ?
Voit-elle en lui un possible
perturbateur de l'ordre public ?
Comment peut on oublier à ce point les
missions et les valeurs de la protection
sociale, pour que la CAF se conduise de
cette manière, est-ce le poison de la
suspicion face à la fraude qui provoque
ce comportement d'exclusion ?
Que puis-je dire à cette famille ? Que
ce monde est devenu fou, de cette folie
qui conduit à ne plus savoir faire la
part des choses. Que la loi fixe les
conditions de la vie en société, mais
qu'elle n'est jamais à l'abri de devenir
stupide et ignoble dans son application.
Que la citoyenneté que les hommes et les
femmes politiques prétendent défendre
n'existe pas pour un bébé né de parents
maghrébins.
La loi que nous allons appliquer pour
cet enfant, c'est la loi de la cité,
celle qui est faite de solidarité, de
soutien, d'amour et de fraternité. Et
nous allons nous mobiliser pour rendre à
ce bébé ses droits, pour que son arrivée
dans la vie ne soit pas à jamais marquée
par la culpabilité d'être né où il ne
fallait pas.
Docteur Didier Ménard, Médecin
généraliste à la cité des Francs-Moisins
à Saint-Denis
Le Syndicat de la Médecine Générale
soutient ouvertement l’initiative du Dr
Didier Ménard.
Les
paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des
millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde.
Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît
pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance
mondiale ?
Les
paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des
individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les
autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le
déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part.
Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800
milliards d’euros par an !
Les
paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des
trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines
entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en
permanence la paix et la démocratie dans le monde.
Les
dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les
paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la
hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis
fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des
banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux
n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y
ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté
internationale doivent agir !
Qui que
l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant
d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis
fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !
Je signe
l’appel « Stop paradis fiscaux », je consulte les
dix propositions et je m’engage dans la
mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.
Une
campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires
et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la
Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.
"Nous avions prévu d'inviter la grande sœur Fatoumata
Camara à venir passer un mois chez nous pour qu'elle soigne des problèmes
chroniques de tension et qu'elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux
..."
Des
milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, ce qui met en danger
nos cultures et notre alimentation. Et une interdiction généralisée d'un groupe
de pesticides toxiques pourrait éviter l'extinction des abeilles.
Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de
renouveler l'autorisation d'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles, et
alors que le débat fait rage pour répondre à cette crise, nous devons faire
changer la position de notre gouvernement.
Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la
politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et
sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites
la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno
Le Maire et aux décideurs européens:
L'Observatoire Chrétien de la Laïcité se sent certes particulièrement ému par
les attentats qui visent des chrétiens dans divers pays, comme récemment en Irak
ou en Égypte, ou dans d 'autres régions du monde. Il s'émeut tout autant de
toutes les victimes de l'intolérance et du fanatisme quelles que soient leurs
convictions et leurs croyances ou religions. Toutes les victimes de ces
sectarismes sont nos sœurs et nos frères en humanité.
L'Observatoire Chrétien de la laïcité souligne que la diversité des convictions
et des croyances est une richesse pour l'humanité et doit être protégée. Mais il
faut éradiquer les idéologies intolérantes et qui veulent imposer par la
violence leur conception de la vie. C'est pourquoi la laïcité est dans ce monde
divers la solution pour sauvegarder la possibilité de vivre ensemble, dans
l'égalité des droits. Reposant sur l'universalité des droits humains et le rejet
du sectarisme seule la laïcité des Etats permet un avenir apaisé aux femmes et
aux hommes qui se respectent les uns les autres.
C'est pourquoi l'Observatoire Chrétien de la laïcité dénonce les organisations
racistes et xénophobes qui dans toute l'Europe- et récemment en France au cours
des assises dites « contre l'islamisation »- prétendent agir au nom de la
laïcité alors qu'en réalité elles lancent un appel à la
lutte contre les musulmans. L'O.C.L. condamne la position des prétendus laïques
qui s'égarent dans ces eaux troubles en confondant de façon stupide la religion
musulmane et le sectarisme des intégristes de l'islamisme. L'O.C.L. met en garde
contre l'utilisation idéologique, pour susciter en Europe des haines
islamophobes, des vexations, des exclusions, voire des attentats qui visent ,
entre autres, des chrétiens , des juifs, des agnostiques et des athées en
certains pays où vivent une majorité de musulmans.
Observatoire Chrétien de la Laïcité, 68 rue de Babylone, 75007 PARIS
Sous
couvert d’expérimentation locale, des initiatives sont engagées un peu partout
en France, de façon diffuse par la Gendarmerie nationale, sous le nom anodin
mais pas neutre d’une opération « Voisins vigilants ». Les Vosges, est,
au nombre des départements où l’on s’efforce de mettre en œuvre ce type de
dispositif qui nous dit-on « ne fait pas partie de la politique de
lutte contre l’insécurité, du gouvernement », et pourtant ce sont des
responsables de la gendarmerie nationale qui incitent les maires et les élus
locaux à cautionner et à répercuter l’opération !
De quoi
s’agit-il ? Tout simplement de recruter, dans certains quartiers, des
volontaires à qui est confiée la mission de déceler « les choses anormales
», et de les signaler à un référent ou à l’unité de gendarmerie.
Ce
dispositif est supposé avoir une action préventive… Mais, comment se conçoit
l’équilibre fragile entre vigilance, contrôle, intervention ? Qui fixe les
limites ? Quels moyens fiables et sûrs existeront permettant d’éviter le
glissement, l’incident, voire le drame auxquels pourraient conduire une mauvaise
appréciation de la situation, un excès de zèle, l’absence des forces de
gendarmerie ou de police ?
C’est le
rôle de la police républicaine d’assurer la sécurité et de poursuivre les
délinquants. Ce n’est pas aux simples citoyens de le faire. La mise en place de
ce système, au-delà de son évidente inefficacité ne peut que porter atteinte aux
libertés individuelles et à la vie privée. La question de la conformité de ce
dispositif avec nos lois, valeurs et principes républicains est clairement
posée, nous sommes là devant une tentative de remise en cause des libertés
individuelles et collectives.
C’est
pourquoi nous demandons au Préfet des Vosges de mettre un terme aux «
expériences » déjà engagées et de s’opposer à toute nouvelle initiative de ce
type dans les communes du département.
Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont
appelés à voter le 4 novembre un budget de la Défense de plus de 31 Milliards
d'euros (hors pensions).
Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique
principale du budget de la Défense 2011 est de préparer les guerres de demain
par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et
meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.
Ce budget est la conséquence de la réintégration de
la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de
programmation militaire 2010-2013 qui engloutira ces prochaines années 186
milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés
à l’équipement des forces. Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes
colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès
à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète,
...promouvoir la paix.
Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour
refuser ce véritable budget de guerre.
La visite récente du président de la
République au Vatican me consterne. Quels que soient les motifs qui ont pu
justifier politiquement du point de vue de M. Nicolas Sarkozy cette rencontre
je trouve inadmissible que l'élu de tous les français de toutes croyances et
convictions, religieuses ou non, participe activement à une célébration
religieuse catholique en se s'associant personnellement aux prières en tant que
représentant officiel de notre pays. Cette confusion des plans est un grave
déni de la laïcité. Avant lui aucun président de la République n'avait osé le
faire, même les plus catholique s d 'entre eux. Je le déplore à la fois comme
chrétien et comme citoyen laïque.
De plus je souhaite que l'Eglise
catholique prenne enfin conscience de l'anachronisme que constitue la
confusion permanente, volontaire et instrumentalisée politiquement entre le
Vatican, en tant que vestige des anciens Etats pontificaux et le Saint Siège,
organisation de l'Eglise.
Inaya, cheminote niçoise, a été éjectée
à Vintimille du train de pèlerins dont elle devait être la
contrôleuse jusqu’à Lourdes. Son récit en dit long sur la « berlusconisation »
des esprits.
«Faut les comprendre, ils l’ont prise
pour un pickpocket ! » Voilà l’excuse trouvée par le directeur d’un
pèlerinage venu s’enquérir auprès du chef de la gare frontalière de
Vintimille, à la frontière italienne, de l’heure de départ vers la
France du train transportant ses ouailles après que la contrôleuse
de la SNCF en a été éjectée parce que noire.
Interpellée par de bien drôles pélerins
Une semaine après, cette «berlusconnerie»
et son sous-entendu raciste résonnent encore douloureusement dans la
tête d’Inaya (1), une bachelière niçoise entrée à la SNCF en 2006 :
« Ce 13 septembre, je prends mon
service à 21 heures à la gare de Vintimille, où je me présente au
contrôleur FS (Ferrovie dello Stato, chemins de fer italiens – NDLR)
que je devais relayer dans ce train. Puis je fais la bise au
conducteur et je discute sur le quai avec un collègue de la SNCF qui
part ensuite faire un essai de freins. Mais au moment où je regagne
mon compartiment, je suis interpellée par un monsieur portant le
tee-shirt d’une association religieuse qui me demande ce que je fais
là, alors que je suis en uniforme de la SNCF ! Je lui réponds :
“Capo treno francese” (« chef de train français » – NDLR), comme il
est indiqué dans mon compartiment et je monte sur la plate-forme du
wagon tout en continuant à lui parler. Je lui montre ma tenue, mon
sac, pour qu’il comprenne que je suis là pour travailler. De son
côté, le ton commence à monter. C’est alors que, par-derrière,
quelqu’un me pousse à deux reprises pour m’éjecter du train. Lui
aussi porte le tee-shirt des accompagnateurs. Je me retrouve sur le
quai et il me crie, avec un geste méprisant de la main : “Giù, giù !”
(« en bas ! », ou vulgairement : « casse-toi ! » – NDLR). »
Humiliée, en pleurs, Inaya va alors
expliquer la situation à son chef de service, un agent SNCF détaché
à Vintimille, et lui annonce qu’elle exerce son droit de retrait : «
Ils m’ont touchée, m’ont bousculée, je ne pars pas avec eux, je ne
me sens plus en sécurité dans ce train. » Ce chef, outré par cette
histoire, va signifier à ces drôles de pèlerins que, sans contrôleur
à bord, le train ne peut pas partir. Il s’entend répondre sur un ton
méprisant : « Celle-là ne montera pas, cherchez quelqu’un d’autre,
on ne veut pas de celle-là ! »
Escalade de violence et de propos
racistes
Le chef de gare vient alors présenter
ses excuses à ses collègues français, espérant malgré tout voir
partir le convoi à l’heure. En fait, il prendra trois heures de
retard. Appelés en urgence, plusieurs confrères d’Inaya refuseront
par solidarité de la remplacer. Finalement, c’est un cadre
d’astreinte à Nice, accouru en taxi, qui « fera ce train »,
transportant vers la grotte miraculeuse de nombreuses personnes
âgées. Un train qui, pour Michaël Albin, secrétaire général des
cheminots CGT de Nice, n’aurait jamais dû repartir dans ces
conditions : « Il y a les deux coupables de violences racistes et il
y a des complices : le directeur du pèlerinage, qui aurait dû les
faire descendre et les dirigeants de la SNCF qui ont décidé de faire
rouler ce train avec les deux agresseurs à bord alors qu’il était
question sur place de l’annuler. »
Le syndicaliste est d’autant plus
révolté par cette escalade de la violence que quotidiennement des
contrôleurs noirs de peau ou d’origine maghrébine sont en butte à
des réflexions racistes ou des regards de travers sans que la SNCF
ne réagisse. « On le prend d’où çà vient, c’est-à-dire le plus
souvent de passagers sans billets que nous contrôlons car c’est
notre boulot… mais on ne s’y habitue pas ! » dit Inaya, dont le
large sourire cache encore mal la profonde blessure qu’elle a reçue
le jour, pour les catholiques, de la saint Aimé...
Les plus hautes
autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte
publique des catégories entières de population : Gens du voyage
accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles,
Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être
déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc.
Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux
mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance,
et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en
raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre
dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans
une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le
nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour
créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner
des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison
automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal,
à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de
la France, République laïque, démocratique et sociale, assure «
l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction
d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les
élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la
Constitution et les principes les plus fondamentaux de la
République.
Notre conscience
nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à
mettre en péril la paix civile.
Nous appelons
à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la
République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le
140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais,
libre, égale et fraternelle.
Pour en savoir plus ou participer à la pétition, cliquer
Pour la cinquième fois en sept ans, le gouvernement veut
réformer le régime de l'entrée et de l'expulsion des étrangers en France. Cette
nouvelle modification de la loi constitue une étape supplémentaire dans la
fragilisation d'hommes, de femmes, d'enfants et de familles déjà fortement
ébranlés par les difficultés de l’exil.
Ce sont pourtant des êtres humains. Certains fuient la
guerre ou les traitements inhumains pour sauver leur vie. D’autres cherchent
simplement à améliorer leur situation et celle de leur famille. Ils aspirent,
comme nous, à vivre en paix, à trouver le bonheur, à travailler, en France, leur
pays « d’accueil ».
Mais le projet de loi va sonner le glas des aspirations de
beaucoup et, par là même, de notre hospitalité et de notre humanité en réduisant
leurs droits à la justice, à une vie familiale et à la solidarité
Si nous laissons faire,
les étrangers n’auront plus le droit d’être entendus !
Jusqu'alors, la loi réclamait le contrôle du juge des
libertés si la mise en rétention excédait deux jours avant l'expulsion. Ce
garde-fou, indispensable face à l’arbitraire de l’administration, est retardé
par ce projet de loi : ainsi des expulsions seront possibles pendant cinq jours
sur seule décision administrative.
De plus, le juge judiciaire ne pourra plus sanctionner
certaines irrégularités.
Si nous laissons faire,
le droit d’asile sera entravé !
Ce projet de loi restreint les possibilités d’accéder au
territoire pour demander l’asile et place un nombre plus important d’éventuels
demandeurs dans des conditions défavorables pour l’examen de leur demande de
protection.
Et s’ils sont déboutés et renvoyés, il leur interdit de
revenir dans l’Union européenne pour sauver leur vie.
Si nous laissons faire,
le droit de vivre en famille sera restreint !
Des conjoints de Français ou d'étrangers en situation
régulière, voire avec des enfants en France, sont parfois sans document de
séjour. La loi qui peut déjà interrompre leur vie familiale va durcir les
conditions de leur séparation en repoussant toute possibilité de retour. En
effet, tout étranger renvoyé peut être « banni » de l’Union Européenne jusqu’à 5
ans : nous refusons cette double peine !
Si nous laissons faire,
la solidarité restera répréhensible !
En modifiant la loi, le projet voudrait calmer les
critiques sur le délit dit de "solidarité". En ne modifiant que très
marginalement l'exemption pour un tel délit, le projet de loi persiste à
dissuader quiconque aiderait, de bonne foi et dans la durée, un étranger dont
nul ne sait a priori s'il est en situation administrative irrégulière.
Il est contradictoire de maintenir le principe de
fraternité dans la devise de la République et de punir les actes de solidarité.
Motivés par la solidarité et la défense des plus faibles,
notamment des étrangers, en partenariat avec d'autres membres de la société
civile, nos organismes, mouvements, associations et services chrétiens
refusent que des mesures de plus en plus restrictives, voire arbitraires,
propulsent des milliers d’hommes et de femmes dans la précarité et le désespoir.
Aussi estimons-nous nécessaire d’éveiller les consciences,
d’appeler à la vigilance et à l’information sur ce projet de loi qui comporte
des dispositions très inquiétantes.
Nous nous engageons à
agir pour que la figure de l’étranger ne serve pas de bouc émissaire en France
et en Europe.
Initiateurs :
- ACAT-France
(Action des chrétiens pour l'abolition de la torture)
- CCFD - Terre
solidaire
- FEP (Fédération de
l'Entraide Protestante)
- La Cimade (Service
oecuménique d'entraide)
- Secours Catholique
/ CARITAS-France
Avec la contribution du
SNPM (Service national de la pastorale des migrants)
Autres signataires
nationaux :
- ACO (Action catholique
Ouvrière)
- Apostolat de la prière
- Association Espoir
- CASP (Centre d'Action
Sociale Protestant)
- CERAS (Centre Recherche
et Action Sociales)
- Chrétiens et sida
- Communauté Mission de
France
- Communauté de Vie
Chrétienne
- Congrégation des
Auxiliatrices de la Charité
- Congrégation des Fils de
la Charité
- Conseil National de
l'Église réformée de France
- DEFAP (service protestant
de mission)
- DOM'Asile
- Éclaireuses et Éclaireurs
Unionistes de France
- Équipe nationale des
Prêtres-Ouvriers
- Fédération des réseaux
des parvis
- Fédération protestante de
l'enseignement
- Fraternité Évangélique
Afrique-Caraïbe-Europe
- Fondation de l'Armée du
Salut
- JOC (Jeunesse Ouvrière
Chrétienne)
- JRS-France (Service
Jésuite des Réfugiés)
- Justice et Paix - France
- Mission Populaire
Évangélique de France
- Missionnaires d'Afrique
(Pères Blancs)
- MIR-France (Mouvement
International de la Réconciliation)
- Nous sommes aussi
l'Église
- Pax Christi - France
- Réseau chrétien -
immigrés
- Réseau Foi et Justice
Afrique-Europe
- Réseau franciscain Gubbio
- Soeurs Auxiliatrices
- Soeurs du Bon Pasteur
- Union nationale des CPCV
(organisme protestant de formation)
- Alliance Nationale des
Unions Chrétiennes de Jeunes Gens - UCJG-YMCA
- VEA (Vivre ensemble
l'Évangile Aujourd'hui)
Motivés par la
solidarité avec les plus faibles, notamment étrangers, nous refusons que la
figure de l’étranger serve de bouc émissaire en France et en Europe.
« Pourquoi Tamila et Magomed ne sont-ils pas à l’école ?
Ils ne semblaient pas malades hier… » se demandent leurs camarades de ma classe…
Ils m’avaient dit la veille que leur famille changeait
d’hôtel ce mardi. D’habitude, ils venaient quand même à l’école le jour du
changement d’hôtel. A plusieurs reprises dans la journée, l’un ou l’autre des
élèves s’étonne de leur absence. Prémonition ?
A la sortie de l’école, à 16h30, l’information m’est
communiquée par une maman d’élève qui a été témoin : la famille a été arrêtée
dans l’après-midi, parents menottés, enfants en pleurs…
J’ai le mercredi pour rassembler les informations. La
famille est en effet au Centre de Rétention Administrative de Metz - celui de
Geispolsheim n’accueille pas de familles. Cette famille tchétchène devrait être
« réadmise » vers la Pologne très rapidement.
La nouvelle m’atteint comme un coup de poignard. Mais il
me faut très vite réfléchir à comment annoncer la nouvelle le lendemain à mes
élèves. Je compile sur CD les photos prises à l’école depuis le 12 octobre, date
d’arrivée de Tamila et de Magomed dans la classe. Peut-être pourrons-nous encore
leur transmettre…
Jeudi 22 avril
2010 :
Finalement, la nouvelle de l’arrestation de Tamila et
Magomed circule déjà dans les rangs. L’abattement, la tristesse des élèves sont
perceptibles. Et les questions fusent.
Où sont-ils ? Pour combien de temps sont-ils partis ?
Quand reviennent-ils ? Est-ce qu’ils vont à l’école ? Pourquoi ont-ils été
arrêtés ? Qu’est-ce que leurs parents ont fait de mal ?
Pas de réponse à ces questions… L’insécurité gagne tous
les élèves et le besoin de communication avec Tamila et Magomed émerge : je leur
propose d’envoyer les CD de photos. On faxe aussi des dessins et un petit mot.
La journée fut pesante pour tous.
Vendredi 23 avril
2010 :
Le Juge de la Liberté et de la Détention n’a pas libéré la
famille jeudi après-midi. La situation de la famille est sans issue : elle sera
renvoyée tôt ou tard vers la Pologne.
Comment expliquer aux enfants la réglementation de
« Dublin 2 »* ? Car pourquoi la Pologne alors qu’ils sont tchétchènes ?
Le désarroi des élèves est très grand. Certains sont
muets, d’autres veulent comprendre. Je peux répondre à certaines questions mais
pas à celle du « Pourquoi ? »
Les élèves préparent encore un courrier avec les travaux
que Tamila et Magomed avaient laissés en classe. Ils me demandent si on peut
leur téléphoner. Alors, on appelle. Quelques échanges touchants et réparateurs
pour les élèves en classe : Tamila et Magomed n’ont pas « disparu », ils
existent encore quelque part (mais dans un lieu inexplicable : « Pourquoi des
enfants sont-ils en « prison » ? »).
Chacun a du mal à se concentrer au travail, la journée est
entrecoupée par l’une ou l’autre question récurrente : pourquoi… ? pourquoi… ?
Et chacun part en week-end avec toujours les mêmes
interrogations.
Lundi 26 avril 2010 :
Journée aussi très lourde, remplie de questions par les
élèves
Mardi 27 avril 2010 :
La nouvelle m’est communiquée dans l’après-midi : la
famille a été embarquée dans la matinée, les parents n’ont pas refusé
d’embarquer et sont à cette heure en Pologne. Et à nouveau, les questions des
élèves :
« Qu’est-ce qui va se passer pour eux ? Où vont-ils
habiter ? Est-ce qu’ils vont rester en Pologne ? Mais, ils ne parlent pas
polonais, ils vont devoir apprendre le polonais ?… » Questions auxquelles je
n’ai vraiment aucune réponse…
Pour permettre à chacun de sortir de la tristesse et pour
que chacun comprenne qu’après un départ, une séparation, il reste toujours des
souvenirs, j’ai proposé aux élèves de dessiner et d’écrire un de leurs souvenirs
avec Tamila et/ou Magomed. On en a fait un livre…
Lors d’une entrevue le mercredi 28 avril 2010 avec un
fonctionnaire de la Préfecture, à ma remarque qui soulignait que je n’avais été
formée ni à vivre personnellement ni à expliquer « la reconduite à la frontière
d’un élève » à ses copains de classe, la réponse fut : « Et bien, il faut que le
système change ! »
A quand donc, une animation pédagogique s’intitulant :
« l’accueil et l’expulsion d’enfants étrangers » ?
A quand donc, des psychologues scolaires formés à cette
problématique qui géreraient une cellule psychologique ?
« Mon papa dit souvent que la vie est dure, mais là, pour
Tamila et Magomed, la vie n’est pas gentille » conclut une élève de 9 ans.
Et, quelques semaines plus tard, certains élèves ne
peuvent encore se résoudre à la coupure et voudraient pouvoir envoyer un dessin,
un cadeau ou écrire un petit mot à Tamila et Magomed…
Strasbourg, le 12 mai 2010
* La réglementation « Dublin 2 » offre à chaque état de
l’espace Schengen la possibilité de renvoyer un demandeur d’asile dans le
premier pays de cet espace dans lequel il a été contrôlé, comme elle offre à
chaque état la possibilité d’accorder à ce même demandeur d’asile le droit de
demander l’asile.
Appel pour un salaire minimum vital dans l'industrie de
l'habillement.
Un salaire minimum vital doit permettre au travailleur de couvrir les besoins
essentiels de sa famille : l’alimentation, le logement, l’habillement, la garde
des enfants, l’éducation, la santé, le transport et l’énergie. Les rémunérations
habituellement pratiquées dans l’industrie de la confection textile ne
permettent même pas aux travailleurs de nourrir ni de loger décemment leurs
familles.
En savoir plus Agissez maintenant avec la Campagne Vêtements Propres !
Ecrivez à Aldi, Carrefour, Cora, Lidl et Trafic.
ATD Quart-Monde, Amnesty International et le Secours Catholique cherchent à
mobiliser tous les citoyens afin que le logement social ne soit plus l'élément
honni de nos cités.
Le mal logement touche un grand nombre de personnes en France. Pourtant les élus
entendent surtout la voix de ceux qui ne veulent pas de logement social à côté
de chez eux ; ceux-là font des pétitions, se manifestent. Et sont entendus :
nombre de projets de construction ne voient jamais le jour à cause de
l'opposition des riverains.
Pourtant nous faisons le pari que beaucoup de français voient le logement social
d'un œil positif.
Pour faire entendre la voix de tous ceux qui veulent que ça change, que des
logements soient construits en nombre, que des familles ne subissent plus la vie
dans des logements indignes, nous voulions vous proposer un geste simple :
écrire au maire de votre ville pour lui demander de construire des logements
sociaux à un prix abordable par les faibles revenus.
Il n'y a pas d'autres issues possibles : il faut construire ! et logement social
ne rime pas avec problèmes.
Donc si vous le voulez bien, inversons la tendance, soyons solidaires !
Je vous mets le modèle de lettre que vous pouvez bien entendu amender, reprendre
à votre guise*.
Voilà. A vous de jouer !
Célia Clément-Demange pour l'équipe des Comités "Solidaires pour les droits !".
Afin d'assurer le suivi de cette
campagne, il est extrêmement important que vous nous joigniez une copie de la
lettre que vous avez envoyée à votre Maire (et le cas échéant sa réponse).
♦.
Non à la chasse aux lycéens
sans papiers ! Pascal B., jeune orphelin Rwandais est venu en France à l’âge de
16 ans. Ses parents, ses frères et sœurs sont décédés dans un camp de
réfugiés au Congo. Le jeune homme a été placé sous tutelle de l’Aide Sociale
à l’Enfance par le Juge et bénéficie encore d’un soutien de l’aide sociale à
l’enfance. Il a été scolarisé depuis ce temps, a brillamment réussi un BEP et
est actuellement en Terminale Bac Pro au Lycée E. Héré.
Pascal a par ailleurs fait une demande d’asile qui est toujours en cours et
risque gros si il rentre dans son pays d’origine où il est recherché et où il
n’a plus de famille ni de soutien.
Pourtant, au bout de 4 ans de présence en France, en pleine année scolaire,
quelques mois avant les examens finaux, alors qu’il n’a pas reçu la réponse
quant à sa nouvelle demande d’asile, la Préfecture de Moselle veut le renvoyer
au Rwanda.
Pascal peut donc à n’importe quel moment être arrêté comme un criminel et
renvoyé dans son pays.
Ne le laissons pas seul face à un système froid
et sans âme qui veut expulser un maximum d’étrangers et se servir d’êtres
humains pour atteindre des chiffres.
Dernières nouvelles : - Pascal est passé devant le
Tribunal administratif le 7 Avril 2010 ;
- Et bonne nouvelle le 26
avril 2010 : son Obligation de quitter le territoire Français (OQTF) est annulée
et le préfet doit lui accorder une carte de séjour "Vie privée et familiale"
!
Monsieur le
ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer,
Monsieur le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche,
Madame la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,
Constatant
que les avis des experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA)
rendus sur les demandes d’autorisation de plantes transgéniques ne sont pas
scientifiquement valables ;
et conformément aux articles 10 et 22 du règlement européen 1829/2003, à
l’article 20 de la directive européenne 2001/18 et à l’article 29 du règlement
178/2002 ;
nous vous demandons, pour assurer que le risque de toxicité lié à ces plantes
soit raisonnablement écarté : d’interpeller
la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous
lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée
sans réponse satisfaisante à ce jour ; d’interpeller
les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec
le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain
Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations
précédemment données et celles en cours ; d’afficher
clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement
d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position
antérieures.
Déjà 925.000 signatures! Nous avons besoin de votre aide
pour les 75.000 dernières
"Isolée,l´aide se perdmais jointe aux autresà l´heure juste,elle agit."
Goethe
Il ne nous manque plus que 75 000
signatures dans l’UE pour atteindre le million.
Aidez-nous à
rassembler ces dernières signatures qui sont si importantes!
Nous souhaitons remettre les signatures à la Commission à Bruxelles mi-juin. La
campagne de recueil collecte de signatures de l'Action ELIANT est donc sur le
point de s´achever avec succès.
Chaque voix compte :
Par votre signature, vous apportez votre soutien à
l’action ELIANT pour assurer la reconnaissance juridique de la médecine, des
aliments Demeter, de la pédagogie Steiner-Waldorf et des autres initiatives
issues de l’anthroposophie en Europe.
En soutenant l’Action ELIANT, vous affirmez le
droit de chaque citoyen européen à la liberté et au pluralisme dans ses choix
pratiques de vie : alimentation, médecine, pédagogie… Agriculture bio-dynamique
Demeter, écoles Steiner-Waldorf, médicaments Weleda, médecine anthroposophique
et ses thérapies, cosmétiques Weleda et Wala Dr Hauschka, banques à fonds
éthique …
Ces choix sont actuellement menacés par les
règlementations européennes. Vous demandez à l’Union européenne de garantir par
ses textes l’existence des initiatives issues de l’anthroposophie et de
concrétiser ainsi sa devise :"Unis dans la diversité".
C'est
l'événement alter mondialiste, citoyen, et festif de Nancy et de ses environs.
.
Il aura lieu samedi 24 et dimanche 25 avril dans l'espace Jean Jaurès de
Tomblaine les après midis et le samedi en soirée.
Pendant deux jours le FSL propose en cohérence avec les objectifs du Forum
Social Mondial : Débats, ateliers, théâtre-forum, expositions, jeux et musique
pour petits et grands; autour de cinq pôles:
Paix, Environnement, Justice sociale, Éducation, Démocratie.
IIs seront 54
participants pour vous montrer "QU'UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE".
Venez découvrir
grâce à eux, et grâce aux conférences, ateliers, expositions et jeux:
le parcours des
migrants, les luttes ouvrières, les entreprises de l'économie sociale,
l'habitat écologique, la politique carcérale, des enseignants
désobéisseurs, le lien entre sciences et société, l'alimentation, les
enjeux de l'eau et tout ce qui vous préoccupe et vous dérange.
.
Le FSL c'est : du partage, du lien, des rencontres, de la musique, du débatet même du rire.
.
Rejoignez-nous pour construire ensemble, ici et maintenant cet
"autre monde" !
L’exécution de Henry Skinner a été repoussée d’un
mois et fixée au 24 mars. Cet homme a été déclaré coupable du meurtre de sa
compagne et des deux fils de celle-ci, tués en 1993 dans la maison où ils
vivaient tous les quatre. Clamant son innocence, il demande à la justice de
pratiquer sur des éléments de preuve des tests ADN qui pourraient le mettre hors
de cause.
La date d’exécution de Henry Skinner avait été
fixée au 24 février. Le 16 février, le juge présidant le tribunal devant lequel
Henry Skinner a été déclaré coupable, en 1995, a annulé le mandat d’exécution à
son encontre au motif qu’une erreur de procédure avait été commise lors de sa
délivrance. Modifiant cet acte, le juge a fixé une nouvelle date d’exécution :
« Par ordre du tribunal, l’accusé, Henry Watkins
Skinner, qui a été déclaré coupable de meurtre passible de la peine capitale et
condamné à ce châtiment, sera exécuté à tout moment après 18 heures le 24 mars
2010, par l’injection intraveineuse d’une ou plusieurs substances en quantité
létale suffisante pour entraîner sa mort et ce jusqu’à ce que la mort dudit
Henry Watkins Skinner s’ensuive. », a-t-il indiqué.
VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 17 MARS 2010.
Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !
Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués
par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la
conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque
pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique.
Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient
incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour
analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très
récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de
première importance.
Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du
réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de
modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont
essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que
la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi,
dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses
concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident
nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance,
rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.
EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont
pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de
Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.
Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident
de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement
et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.
Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65
pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par
Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux
que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de
l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est
aujourd’hui démontrée. Il faut donc abandonner immédiatement la construction
de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet
prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie
du nucléaire.
Pour plus de détails, consultez les documents
confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF
(notamment le document n°1), téléchargeables sur le site :
http://www.sortirdunucleaire.org
La Cimade lance
une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et
appelle chacun d'entre vous à y participer.
Pour
les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences
qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant
leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration
française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette
double violence.
Participez à la manifestation
virtuelle pour mettre fin à la double violence. Du 10 février au 28 mars, nous
interpellerons ensemble les élus locaux, les parlementaires et les pouvoirs
publics sur les dysfonctionnements administratifs et l'absence de dispositifs
législatifs spécifiques qui font obstacle à une réelle protection des femmes
étrangères victimes de violences.
Salima Boulhazar, 18 ans, arrêtée à son domicile et placée depuis le 19 janvier
dans la prison administrative pour étrangers de Lyon, a été expulsée jeudi 4
février, au mépris de la mobilisation de tout un département. Hospitalisée au
moment de l’arrestation, sa sœur jumelle, Salma, a fui l’hôpital et s’est
cachée. Le 23 janvier, Mohamed Abourar, 19 ans, lycéen, avait pareillement été
expulsé au Maroc. Le ministre Besson, désavoué sur la plupart de ses
initiatives, se voudrait-il pour l’histoire, le ministre des jungles détruites,
du saccage des familles et des jeunes existences tôt dévastées ?
Le 25 janvier 2010, deux décisions successives de justice ont redonné à 124
Kurdes, parmi lesquels 38 enfants dont 9 bébés, enfermés en rétention sur
décision du ministère, la liberté et la possibilité de déposer une demande
d’asile. La presse relaie largement cette affaire... Mais au-delà, c’est aussi
très largement un désaveu de l’ensemble de cette politique par l’opinion
publique dans ses différentes composantes. 78 % des français se déclarent pour
une régularisation des travailleurs salariés, et 80 % sont favorables à la
régularisation des lycéens sans papiers et des parents d’enfants scolarisés.
Aveugle et sourd, le ministre Besson s’acharne dans la casse des vies au cas par
cas : des pères sont arrêtés, enfermés en rétention et expulsés, emprisonnés
pour avoir refusé d’abandonner ici leur femme et leurs enfants ! Un jour on les
citera en exemple dans les manuels d’histoire. Des enfants doivent apprendre à
vivre sans leur père, et le plus souvent dans la misère. Des dizaines de
milliers de jeunes et de familles, présents en France depuis des années
subissent un refus de régularisation et vivent dans la peur.
Les dernières expulsions
apparaissent emblématiques des pratiques arbitraires, du cas par cas qui
verrouille toute possibilité de construire une vie. [...]
Alors que les audiences du procès des
inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent,
l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.
La
construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée.
L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce
centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de
rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.
L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que
les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004
d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes
en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique
migratoire.
Le
centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles.
Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments
administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une
double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines
de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.
Comme
pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de
rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140
places la capacité d'un centre de rétention.
La
construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp
instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.
Un
centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le
cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la
situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus
qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives
de suicide.
Les
associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention
du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent
les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des
étrangers.
Premiers signataires :
ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de
l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique,
Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature
... Le journaliste Ventura Samara
est le seul, en tout cas en langue française, à
avoir mené une enquête à La Gloria. Je ne vais pas
vous raconter le film, mais vous livrer quelques
impressions, brut de décoffrage. On y voit le réel,
c’est aussi simple que cela. J’ajoute que je connais
le Mexique, et que, quand j’entends Dona Teresa
Hernandes Rivera - une petite dame - parler de la
corruption généralisée, je n’ai guère besoin de
preuves. Quand j’entends le ministre de la Santé
José Angel Cordoba dire : « Tous les
standards de l’environnement et de l’eau à la
porcherie Granjas Carroll sont respectés. Le
problème pourrait venir des familles qui détiennent
à la maison des porcs, dans des conditions qui ne
sont pas les meilleures », je n’ai pas
réellement besoin d’une autre démonstration.
Et pourtant ! Et pourtant ce film
m’a soufflé. Il y a plus de neuf chances sur dix
pour que la grippe qui affole notre système de santé
soit né autour de cet élevage concentrationnaire de
porcs. Immonde est encore un faible mot. Des
centaines de cadavres de porcs croupissent en
permanence dans des fosses au contact du sol et de
la nappe phréatique. Savez-vous combien cette
soi-disant ferme compte de porcs ? 100 000 ! La
nourriture OGM vient par trains du Canada ou des
États-Unis, aucun officiel, aucun vétérinaire autre
que ceux de la transnationale ne pénètrent dans les
locaux, où tout est automatisé. Une poignée
d’ouvriers règne sur un empire de bidoche. Des
lagunes sont emplies de merde de cochons et de
seringues qui ont servi à piquer les animaux à coup
d’hormones et d’antibiotiques. Les rats prolifèrent,
les chiens errants prolifèrent, qui bouffent du porc
mort au champ d’horreur, avant d’aller se faire
caresser par les gosses du village.
Aucune analyse d’eau, d’air, de
poussière n’a été ordonnée. Sur les centaines de
prises de sang effectuées sur les villageois, aucune
n’a été rendue publique. Officiellement, seul un
petit gosse aurait donc été touché par la grippe.
C’est crédible. Très. Des centaines d’habitants de
La Gloria et des environs ont été touchés, et le
sont, par des maladies respiratoires atypiques. Mais
tout le monde s’en contrefout car, comme le dit sans
ciller le ministre, « les
investisseurs étrangers sont les bienvenus ». Tu
parles ! Le traité de libre-échange
Alena, préparé sous Bush père, mais signé par
Bill Clinton, a changé le Mexique en une colonie. À
La Gloria, les médecins ne veulent pas parler, car
ils ont PEUR. L’un d’eux, masqué, raconte
l’incroyable sort sanitaire fait aux habitants, et
conclut que, si personne ne veut parler, c’est parce
que chacun craint d’être tué. Tué, c’est aussi
simple que cela. ...
Le
défi est de trouver 100 donateurs ou plus à 5 € par mois… pour aider
l’association « Un toit pour les migrants » à faire face à la situation parfois
très précaire des demandeurs d’asile.
Les besoins sont assez
importants, de l’ordre de 800€ mensuels qui se décomposent un peu comme suit :
• location d’un appartement pour une famille avec 2 enfants qui a vécu cachée
pendant 6 mois et qui va pouvoir déposer une demande d’asile,
donc un loyer et de quoi vivre à 3 personnes
• Par ailleurs la centaine de Tchétchènes arrivés en début d’année perçoivent 3€
par jour et par personne pour vivre, ce qui ne leur permet pas de faire face aux
dépenses quotidiennes surtout lorsqu’il y a des bébés (couches, lait, etc).
Il y a donc, de temps à autre des dépannages urgents car tous les demandeurs
d’asile ont une aide très minime de l’Etat.
Le projet est donc de faire face à la location de ce logement qui pourra servir
de logement provisoire pour des demandeurs d’asile lorsqu’il y aura des
urgences.
Nous n’avons pas encore atteint les 100
donateurs mais il y a eu quelques dons plus importants et nous essaierons
d’organiser des spectacles. Peut-être que certains ont oublié ou différé ce don
parce que les dépenses sont nombreuses en période de rentrée …
Grâce à vous, grâce à vos amis, ce défi, nous
allons le réaliser.
Comment ? • En
faisant un don en argent liquide ou par chèque (5, 10, 20€ ou plus)
• En acceptant un prélèvement automatique (ou
plusieurs chèques à encaissement différé), de la somme en fonction de
vos possibilités financières
• En en parlant autour de vous pour que nous arrivions à relever ce défi ! 66%
de ce don est déductible des impôts, Vous recevrez un reçu fiscal
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pouvoir vous envoyer :
• le reçu fiscal pour votre déclaration d’impôt2009,
• le formulaire nécessaire au prélèvement
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« Un Toit pour les Migrants » 17 rue Drouin 54000 NANCY
Association soutenue par RESF54