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Dernière mise à jour le mardi 31 janvier 2012

 

L'espoir est le rêve d'un homme qui s'éveille.                 Pline l'ancien, 1er siècle

 

Nouvelles et pétitions de l'année 2010

♦. L’Eglise prêche l’abandon de l’atome 2012.02

♦. Des Lorrains au plateau des Glières 2012.02

♦. La dissuasion nucléaire 2012 01

♦. Une idée de cadeau utile 2011.12

♦. Effets de la nouvelle loi relative à l'immigration 2011.10

♦. La crise des ânes 2011.09

♦. Tour cycliste familial en relais solidaire 2011.07

♦. Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça 2011.05

♦. N’être 2011.03

♦. Appel « Stop paradis fiscaux » 2011.02

♦. "Voyage" en France de Fatoumata-l'Africaine 2011.02

♦. Les abeilles meurent en silence 2011.01

♦. Les attentats anti-chrétiens 2011.01

♦. Non à la dérive de l’opération « Voisins vigilants » 2010.11

♦. Budget militaire 2010.10

♦. Le Vatican et Sarkozy 2010 10

♦. Expulsée d'un train car noire 2010 10

♦. Face à la xénophobie et à la politique du pilori 2010 09

♦. Ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger 2010 08

♦. 4è rencontres internationales de l'Education Citoyenne 2010 07

♦. Moi, professeure, et l’expulsion de deux élèves 2010. 05

♦. Campagne Vêtements Propres 2010.05

♦. J’aime les HLM, j'écris à mon maire ! 2010.05

♦. Non à la chasse aux lycéens sans papiers 2010.04

♦. Réévaluation des OGM 2010.04

♦. Action Eliant 2010.04

♦. Forum Social Local de Nancy 2010 2010.03

♦. Sursis d'un mois pour Skinner, un condamné à mort  2010.03

♦. Réseau "Sortir du nucléaire" 2010.03

♦. Campagne « Ni une, ni deux » 2010.03

♦. Que fleurissent mille Clermont Ferrand ! 2010.02

♦. Ouverture d'un camp d'internement des étrangers 2010.02

♦. Un début de vérité sur la grippe porcine 2010.01

 

Déja archivé 2008 :

♦. Un toit pour les migrants 10.2008

 

 

Archives classées; Cliquer les titres soulignés ci-après;

 

Années 2009-2007 (Fichiers PDF) :

 

Nouvelles 2009

♦. Montetibou, éduquer à la paix en famille 2009.12

♦. Cachez ce minaret que je ne saurais voir 2009.12

♦. La honte 2009.11

♦. Points d'accueil d'urgence 2009.11

♦. Charters de la honte 2009.11

♦. Près de chez nous 2009.10

♦. Solidarité avec le peuple iranien 2009.06

♦. Des abeilles piquées au vif  2009.06

♦. Campagne 2009 Vivre l’Eté autrement 2009.05

♦. Poubelles radioactives souterraines 2009.04

♦. Pétition pour libérer l'Europe des OGM  2009 03

♦. Communauté des Partisans des droits humains 2009.03

♦. Elle rechargeait les portables de migrants : garde à vue 2009.03

♦. Télévision, pas de publicité destinée aux enfants 2009.03

♦. Les sans-papiers traqués chez l'abbé Pierre 2009.02

♦. Protection des droits des travailleurs migrants 2009.02

♦. 30.000 expulsions, c'est la honte 2009.02

♦. Construire une Europe sans OGM 2009.01

♦. Soutien au DAL 2009.01

Nouvelles 2008 De Janvier à Juin

♦. Le ministre a proposé une rencontre 06.2008

♦. Les amoureux au ban public 06.2008

♦. Des Cercles de Silence qui crient la vérité 06.2008

♦. La chasse aux enfants en M.M. 05.2008

♦. Stopper la crise alimentaire 05.2008

♦. Aider à construire une Europe sans OGM 05.2008

♦. Un salaire décent dans l'industrie du sport 05.2008

♦. Les peuples ont faim 04.2008

♦. Visite au centre de rétention de Metz 04.2008

♦. Le monde selon Monsato 03.2008

♦. Pour la levée immédiate du blocus de Gaza 03.2008

♦. Un couple avec leur petite fille de 3 mois en centre de rétention à Metz 02.2008

♦. Quand la machine à expulser s'emballe 02.2008

♦. Nos enfants sont fichés, on ne s'en fiche pas ! 02.2008

♦. Appel à soutien de Metz 02.2008

♦. Manifeste pour la Liberté des semences de Vie 02.2008

♦. Sauvegardons la laïcité de la République 02.2008

♦. Non au tri des réfugiés en fonction de leur appartenance religieuse 01.2008

Nouvelles 2007 De Janvier à Juin

. Une nouvelle revue, "l'âge de faire" 06.2007

. Amnesty et le cardinal Martino 06.2007

. Vol Paris-Bamako annulé 05.2007

. Nous sommes des enfants de sans papiers 05.2007

. Peut-on renvoyer des malades mourir dans leur pays ?

. Commerce équitable

. C'est dur d'être parents !

. Défendre les droits humains avec Amnesty

. Renvoyés à leurs bourreaux

. O.G.M. et nous

. Témur et ses parents expulsés 18.01.2007

. Lettre d'une résistante 29.01.2007

Nouvelles 2007 De Juillet à Décembre

♦. Chaque année, la faim progresse ! 12.2007

♦. Appel à signer le "Manifeste des innombrables" 11.2007

♦. Les troisièmes rencontres de l’éducation citoyenne 11.2007

♦. On ne peut pas s’habituer aux traques 11.2007

. Appel contre la statistique ethnique 11.2007

. Albert Jacquard à Nancy le 10.2007

. Destruction de la première parcelle de maïs bio ... 10.2007

. Cela s'appelle une rafle ! 10.2007

♦. Démocratie et liberté de presse 10.2007

. Madie FOFANA doit être régularisée ! 10.2007

. Les birmans ont besoin de notre soutien 09.2007

. L'homéopathie menacée 09.2007

. Témoignage bouleversant 08.2007

. Nous soutenons les sans-papiers en grève de la faim 08.2007

. On ne pratique pas la chasse à l'enfant 08.2007

. Devenir citoyen et acteur d'un monde solidaire 07.2007

 

 

Et si vous donniez un avis à la suite de votre lecture en cliquant ici ! : 

 

♦. L’Eglise prêche l’abandon de l’atome

 

"Mettre fin à l’énergie nucléaire aujourd’hui : de la nécessité de prendre en compte la catastrophe  provoquée par le tragique incident de Fukushima", tel est le titre du document que les évêques catholiques japonais ont rendu public le 10 novembre 2011. Lors d’une conférence de presse, ils ont rappelé la préconisation qu’ils faisaient déjà en 2001 : " de manière à éviter une tragédie, nous devons développer des moyens alternatifs et surs de produire de l’énergie". Pendant ce temps, les autorités japonaises ne se prononcent pas et tout en affirmant  "vouloir revoir la politique énergétique à long terme", elles cherchent avant tout à préserver la filière industrielle nucléaire japonaise.

 

Quant à l’épiscopat français, il serait bien inspiré d'entendre son homologue d'Orient et de se choisir un autre porte-parole et rapporteur sur les questions d’environnement et écologie que Jean-Pierre Chaussade, diacre du diocèse de Paris … et ancien cadre dirigeant d’EDF.

 www.sortirdunucléaire.org

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♦. Des Lorrains au plateau des Glières

Les 26 et 27 mai 2012 avec le CRHA.

 

Pourquoi le rassemblement annuel aux Glières ? 

Les modalités du déplacement ?

Pour avoir réponse à ces questions, cliquer : http://ubuntuone.com/27R3aQcHBYlMqMlJWn8pAs

 

Qu'est-ce que le CRHA ?

L’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui est née des rassemblements citoyens aux Glières de 2007 et 2008. Elle appelle les citoyens, les élus et les gouvernants à agir selon les principes du Conseil National de la Résistance qui a défini des règles de vie commune basées sur la solidarité, l’entraide et la réussite de tous.

Sur ces bases ont notamment été créées la sécurité sociale, les retraites par répartition et consacrée la liberté de la presse. L’association est parrainée par l’ancien résistant et ambassadeur de France Stéphane Hessel.

Pour Stéphane Hessel, le «motif de base de la Résistance, c’était l’indignation». Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme.

Mais «cherchez et vous trouverez» : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale…

Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une «insurrection pacifique».

 

Pour en savoir plus, cliquer : http://reseau-citoyens-resistants.fr/

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♦. La dissuasion nucléaire … inconnue des français

La France possède 96 ogives nucléaires en état d’alerte permanente ayant une capacité de destruction de 1000 “Hiroshima”

La dissuasion nucléaire française constitue officiellement la garantie ultime de notre sécurité nationale. Elle s'appuie matériellement sur deux composantes : la force aéroportée (2 escadrons soit une centaine d'avions) destinée à une “frappe d'avertissement” et la force océanique (4 sous-marins dont un est toujours en mer avec 96 armes nucléaires opérationnelles) capable de lancer ces armes dans un rayon d'action allant jusqu'à 9000 km.

La France possède au total 300 ogives nucléaires représentant une potentialité de destruction de près de 3000 “Hiroshima”. L'efficacité supposée de la dissuasion nucléaire repose sur une mise en oeuvre rapide quasi immédiate décidée par le seul Président de la République.

Malgré l’interdiction des essais atomiques sur toute la planète (traité TICE signé  par la France) et la fermeture de son centre d’essais de Moruroa à partir de 1996, la France poursuit la modernisation de ses armes nucléaires : Laser Mégajoule près de Bordeaux, système Epure (ex-Airix) à Valduc près de Dijon, déménagement à Villacoublay, près de Paris, du PC atomique en septembre 2011, etc.rançais ?

La dissuasion nucléaire ne nous protège pas …

La dissuasion nucléaire date d’une époque révolue : lors de la guerre froide, notre force de dissuasion était ouvertement “ciblée” sur l’URSS. En ce début de XXIe siècle, les principales menaces qui pèsent sur la France sont d'ordre terroriste, environnemental, économique. En quoi notre dissuasion nucléaire est-elle “dissuasive” face à chacune de ces menaces ? Poser la question, c’est déjà y répondre ! En fait la véritable raison, non avouée par les gouvernants, de posséder l'arme nucléaire est d’être considéré comme une grande puissance reconnue sur la scène internationale.

Posséder une telle puissance de destruction donnerait donc une puissance politique et diplomatique, mais il est inacceptable que cette puissance, illusoire, repose sur la possession de moyens d’anéantissement. Un désarmement nucléaire renforcera le prestige international de la France et initiera un chemin vertueux auprès des autres puissances nucléaires.

Pour en savoir plus, cliquer : http://www.francesansarmesnucleaires.fr/IMG/pdf/4_pages_DNUF_B.pdf

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♦. Une idée de cadeau utile et agréable pour les fêtes de fin d’année.

Une bouteille d'huile d'olive vierge issue de l'agriculture biologique palestinienne.

Un moyen facile de marier les utilités en offrant un aliment diététique tout en attirant l'attention sur une cause noble : la défense des droits du Peuple palestinien spolié et martyrisé depuis 60 ans.

Au moment où la Palestine demande son adhésion à l'ONU, appuyez sa démarche d'une façon non violente en achetant et en offrant la production bio de ses agriculteurs. Il s'agit d'une opération de coopération menée conjointement par l'Association France Palestine solidarité (AFPS), la Palestinian Farmers Union (PFU) et les Palestinian Agricultural Relief Commities (PARC).

Cette huile est vendue en bouteille de 75 cl selon les règles du Commerce équitable. Elle est certifiée "bio" par le Center of organic agriculture of Egypt (COAE). Elle est vraiment très bonne.

Son prix est de 11 euros / bouteille

Passer simplement commande par mel à François Baudin

Pour en savoir plus avec le recto d'un dépliant  Et encore avec le verso du dépliant

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♦. Effets de la nouvelle loi relative à l'immigration

ASSFAM - La Cimade - Forum Réfugiés - France Terre d'asile - Ordre de Malte France, cinq associations présentes dans les  centres de rétention administrative dénoncent unanimement les effets de la nouvelle loi. Communiqué de presse du 12 octobre 2011

Il y a un an, nos associations jugeaient sévèrement le projet de loi relatif à l’immigration. Le bilan de l’application de la loi, deux mois et demi après son entrée en vigueur, confirme ce jugement.

En août dernier, le ministre de l’Intérieur a revu ses objectifs 2011 à la hausse, faisant passer de 28 000 à 30 000 le nombre de reconduites, en précisant : "grâce aux instruments nouveaux que donne la loi immigration-intégration, avec notamment la prolongation de la durée de rétention administrative, nous pouvons être plus efficaces".

Mais cette recherche d’efficacité, aux fins d’atteindre des objectifs chiffrés et qui se traduit dans le durcissement des conditions d’enfermement et d’éloignement des étrangers, se fait au détriment des droits fondamentaux des personnes.

Conséquence directe du recul de l’intervention du juge des libertés et de la détention au cinquième jour, des personnes ont été reconduites sans pouvoir faire valoir leurs droits devant ce juge, qui était, avant l’entrée en vigueur de la loi, à l’origine de nombreuses libérations sanctionnant l’irrégularité des procédures et le non-respect des droits. L’administration et la police sont donc désormais beaucoup moins contrôlées.

S’agissant de l’allongement de la durée de rétention à 45 jours, les associations observent que les personnes supportent mal la perspective d’un enfermement de si longue durée – plus encore quand il s’agit de familles avec enfants.

L’objectif de simplification annoncé n’a en outre pas été atteint. En effet, l’ensemble de la procédure est plus complexe, ce qui rend plus difficile sa compréhension et l’exercice des droits dans l’urgence.

Les nouvelles interdictions de retour sur le territoire, véritable bannissement administratif, sont souvent incomprises et entraînent un sentiment d’injustice et d’angoisse pour les personnes qui ne pourront plus revenir en France ou dans un autre Etat de l’espace Schengen durant plusieurs années. Les associations ont constaté des pratiques hétérogènes, le caractère systématique et la durée de l’interdiction variant fortement d’une préfecture à l’autre. De surcroît, beaucoup de personnes sont frappées d’une mesure d’interdiction de retour, quelle que soit leur situation : demandeurs d’asiles primo-arrivant, parents ou futurs parents d’enfants français, conjoints ou concubins de Français.

Enfin, la directive Retour préconise par principe la primauté du délai de départ volontaire et l’enfermement comme dernier recours. Or les associations constatent que la rétention est systématique et que le délai de départ reste l’exception.

Il n’est dès lors pas surprenant que dès les premières semaines suivant l’entrée en vigueur de la loi, les tensions, les actes de violence et  les gestes de désespoir se soient multipliés : automutilations, tentatives de suicide, grèves de la faim ou incendies sont autant de symptômes de ce durcissement que nous dénonçons.

Les associations jugent sévèrement cette loi qui aggrave considérablement la situation des étrangers en rétention et qui conduit à la multiplication de gestes désespérés et à une dégradation du climat dans les centres.

Les associations unies dénoncent la précarisation juridique et sociale des étrangers engendrée par cette réforme

 

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♦. La crise des ânes.

 

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait.

Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi et la mine réjouie.
 
Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent…
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

 

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
 
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
 
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

 

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés. Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?
Pour nous retrouver tous sur la place du village…

 

Samedi 15 octobre 2011 : Journée internationale des indignés

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♦. Tour cycliste familial en relais solidaire pour un monde sans dopage

En opposition avec l'esprit de compétition qui conduit au dopage dans le sport, et à la logique de l'agriculture productiviste qui débouche notamment sur les Plantes Génétiquement Modifiées, les altercyclistes voyagent ensemble, partagent leurs bicyclettes et se relaient dans un esprit de solidarité.

  L'AlterTour, c'est un autre Tour de France, qui dénonce le dopage sous toutes ses formes : dans le sport parce qu'il y porte atteinte aux sportifs pour le bénéfice de l'actuel système économique et politique, dans l'agriculture industrielle, parce qu'il y porte atteinte aux paysans et à la biodiversité pour le bénéfice des firmes productrices d'OGM et d'agrotoxiques, dans l'économie de marché, où il est source d'inégalités et de mises sous dépendance.

   C'est un tour "à la carte", pour tout ceux qui souhaitent partager une belle tranche de vie collective, découvrir des terroirs préservés, avoir une activité physique source de santé, et dire ensemble : "Nous voulons un monde sans dopages".

  Cette manifestation itinérante, préparée par des bénévoles, veut faire la démonstration de notre soutien à celles et ceux qui luttent dans le monde entier contre toutes les formes de dopages, qui portent atteinte à la santé, à la société et à l'environnement

Pour en savoir plus, cliquer : http://www.altertour.net/

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♦.Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça

En France comme en Allemagne, 20 mSv/an est le seuil maximal d’irradiation recommandé pour les travailleurs du nucléaire. Au Japon, la loi sur les normes du travail interdit aux personnes de moins de 18 ans de travailler dans ces conditions. De plus, les nourrissons et les enfants sont plus vulnérables aux radiations que les adultes.

Or, le 19 avril 2011, le gouvernement japonais a décidé de relever de 1 mSv/an à 20 mSv/an la norme de radioprotection pour les écoles de la préfecture de Fukushima, où plusieurs réacteurs nucléaires sont en perdition depuis le 11 mars et relâchent de grandes quantités de radioactivité dans l’environnement.

Permettre que des enfants soient exposés à de telles doses de rayonnements, très dangereuses pour leur santé, est révoltant et inhumain. Nous condamnons fermement cette décision intolérable et en demandons instamment l’annulation immédiate.

 

http://www.sortirdunucleaire.org/

 

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♦. N’être

 
Amel est une jeune mère de famille, elle élève avec son mari deux charmantes petites filles. Lui travaille comme ouvrier, elle reste à la maison pour s'occuper du dernier né de trois mois. Leur séjour en France est totalement légal : ils disposent d'une carte de séjours de dix ans. A la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis, où ils habitent, tout cela est relativement habituel, du moins on pourrait le croire, car cette famille vit en fait un cauchemar : leur nourrisson est un « touriste de passage pour 3 mois ».
 
Amel est enceinte de sept mois quand elle doit partir en urgence en Algérie au chevet de sa mère gravement malade. Elle ne sait pas que ce voyage la conduira dans un monde kafkaïen. Elle accouche prématurément en Algérie à sept mois. Après cet épisode difficile à vivre, elle a hâte de rentrer auprès de sa famille. Hélas, la loi française ne le permet pas. Son enfant étant né à l'étranger, elle ne peut le ramener directement. Elle doit attendre un visa provisoire pour l'enfant, si elle veut revoir ses filles. Sinon, elle doit entamer une procédure de rapprochement familial. Amel s'effondre. Elle vit une dépression. Il faut absolument rentrer. Son mari et ses enfants lui manquent. Elle choisit le visa. Le retour à la maison ne résout pas le problème, loin s'en faut : une cascade de difficultés l'attend. La préfecture lui signifie qu'au terme du visa, elle doit retourner en Algérie et demander pour l'enfant le regroupement familial, ce qui peut prendre beaucoup de temps. En France, le bébé n'a aucun droit, même pas celui d'être rattaché à la Sécurité sociale de son papa, puisqu'il y est en séjour provisoire.
 
C'est cette situation qu'Amel me raconte un soir de janvier, quand elle m'amène le bébé qui a de la fièvre. Je le soigne et, bien forcé par la situation, je rédige l'ordonnance au nom de sa grande sœur en espérant que le pharmacien ne tiquera pas trop sur la posologie inadaptée.
Et je m'indigne ! Comment cela est-il possible ? Cet enfant a un papa qui travaille, qui cotise à la Sécurité sociale, qui a des droits. Je me renseigne auprès des personnes connaissant mieux que moi ces situations : eh bien, non, cet enfant n'a pas de droit, car il a eu le tort de naître où il ne fallait pas. Nous faisons le « forcing » à la CPAM du 93 pour procurer une couverture sociale à ce bébé car, si par malheur il devait être hospitalisé, le coût serait rédhibitoire. Il faut du temps et de la pugnacité, mais heureusement, nous y arrivons, car aujourd'hui, l'enfant est hospitalisé pour une infection des voies respiratoires. Mais cela ne change pas la situation du bébé qui va bientôt être clandestin, puisque tout le monde conseille à Amel, même les institutions sociales, de ne pas retourner en Algérie.
 
De toute façon l'état psychologique d'Amel ne le permet pas, état psychologique encore plus aggravé par la décision de la Caisse d'Allocation Familiale, qui demande le remboursement de la prime de naissance (eh oui, il y a là suspicion de fraude !) et qui, pour être certaine d'être remboursée, supprime le versement des autres prestations. Nous supposons que, comme d'habitude, quand il y a un problème déclaratif ou autre, la CAF suspend tout les allocations, fait son enquête, et prend sa décision. On remarquera qu'habituellement, en vertu des principes constitutionnels, il faut d'abord faire l'instruction avant de prononcer le jugement, mais pour la CAF, les principes constitutionnels sont accessoires ! Outre que la suppression arbitraire des prestations auxquelles elle a droit enfonce un peu plus cette famille dans la précarité, la violence institutionnelle qu’elle traduit projette Amel et les siens dans l’incompréhension et la détresse.
 
Comment en est-on arrivé là ? Dans quel monde vivons-nous, pour fabriquer des bébés clandestins ? Quelle faute Amel a-t-elle commise pour être autant punie ?
Je voudrais connaître celle ou celui qui au consulat de France a refusé de délivrer les papiers à cette jeune mère de famille. Il ou elle a appliqué la loi, me dira-t-on. Quelle loi ? Celle qui est écrite sur le fronton de son bâtiment : liberté, égalité, fraternité ou celle d'un Etat français redevenu ouvertement xénophobe. Je voudrais comprendre ce qui se passe dans la tête de tous ces acteurs de la préfecture qui, au nom de la France, perdent leur humanité. Les lois et les règlements ne cessent de brimer les étrangers. La France a-t-elle si peur qu’elle doive craindre la venue sur son territoire d'un nourrisson de trois mois ? Voit-elle en lui un possible perturbateur de l'ordre public ?
 
Comment peut on oublier à ce point les missions et les valeurs de la protection sociale, pour que la CAF se conduise de cette manière, est-ce le poison de la suspicion face à la fraude qui provoque ce comportement d'exclusion ?
Que puis-je dire à cette famille ? Que ce monde est devenu fou, de cette folie qui conduit à ne plus savoir faire la part des choses. Que la loi fixe les conditions de la vie en société, mais qu'elle n'est jamais à l'abri de devenir stupide et ignoble dans son application. Que la citoyenneté que les hommes et les femmes politiques prétendent défendre n'existe pas pour un bébé né de parents maghrébins.
La loi que nous allons appliquer pour cet enfant, c'est la loi de la cité, celle qui est faite de solidarité, de soutien, d'amour et de fraternité. Et nous allons nous mobiliser pour rendre à ce bébé ses droits, pour que son arrivée dans la vie ne soit pas à jamais marquée par la culpabilité d'être né où il ne fallait pas.
 
Docteur Didier Ménard, Médecin généraliste à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis

Le Syndicat de la Médecine Générale soutient ouvertement l’initiative du Dr Didier Ménard.

 

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♦. Appel « Stop paradis fiscaux »

 

Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !

Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.

Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ? Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !

Qui que l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux. Ensemble, exigeons leur disparition !

 

Je signe l’appel « Stop paradis fiscaux », je consulte les dix propositions et je m’engage dans la mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.

 

Une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.

 

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♦. "Voyage" en France de Fatoumata-l'Africaine; Témoignage

 

"Nous avions prévu d'inviter la grande sœur Fatoumata Camara à venir passer un mois chez nous pour qu'elle soigne des problèmes chroniques de tension et qu'elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux ..."

 

Pour découvrir tout le témoignage, cliquer : "Voyage" en France de Fatoumata-l'Africaine

 

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♦. Les abeilles meurent en silence

 

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, ce qui met en danger nos cultures et notre alimentation. Et une interdiction généralisée d'un groupe de pesticides toxiques pourrait éviter l'extinction des abeilles.

Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation d'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles, et alors que le débat fait rage pour répondre à cette crise, nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

Signons la pétition : http://www.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?copy

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♦. Les attentats anti-chrétiens

 

L'Observatoire Chrétien de la Laïcité se sent certes particulièrement ému par les attentats qui visent des chrétiens dans divers pays, comme récemment en Irak ou en Égypte, ou dans d 'autres régions du monde. Il s'émeut tout autant de toutes les victimes de l'intolérance et du fanatisme quelles que soient leurs convictions et leurs croyances ou religions. Toutes les victimes de ces sectarismes sont nos sœurs et nos frères en humanité.

L'Observatoire Chrétien de la laïcité souligne que la diversité des convictions et des croyances est une richesse pour l'humanité et doit être protégée. Mais il faut éradiquer les idéologies intolérantes et qui veulent imposer par la violence leur conception de la vie. C'est pourquoi la laïcité est dans ce monde divers la solution pour sauvegarder la possibilité de vivre ensemble, dans l'égalité des droits. Reposant sur l'universalité des droits humains et le rejet du sectarisme seule la laïcité des Etats permet un avenir apaisé aux femmes et aux hommes qui se respectent les uns les autres.

C'est pourquoi l'Observatoire Chrétien de la laïcité dénonce les organisations racistes et xénophobes qui dans toute l'Europe- et récemment en France au cours des assises dites « contre l'islamisation »- prétendent agir au nom de la laïcité alors qu'en réalité elles lancent un appel à la

lutte contre les musulmans. L'O.C.L. condamne la position des prétendus laïques qui s'égarent dans ces eaux troubles en confondant de façon stupide la religion musulmane et le sectarisme des intégristes de l'islamisme. L'O.C.L. met en garde contre l'utilisation idéologique, pour susciter en Europe des haines islamophobes, des vexations, des exclusions, voire des attentats qui visent , entre autres, des chrétiens , des juifs, des agnostiques et des athées en certains pays où vivent une majorité de musulmans.

 

Observatoire Chrétien de la Laïcité, 68 rue de Babylone, 75007 PARIS

 

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♦. Non à la dérive sécuritaire de l’opération « Voisins vigilants »

Sous couvert d’expérimentation locale, des initiatives sont engagées un peu partout en France, de façon diffuse par la Gendarmerie nationale, sous le nom anodin mais pas neutre d’une opération « Voisins vigilants ». Les Vosges, est, au nombre des départements où l’on s’efforce de mettre en œuvre ce type de dispositif qui nous dit-on « ne fait pas partie de la politique de lutte contre l’insécurité, du gouvernement », et pourtant ce sont des responsables de la gendarmerie nationale qui incitent les maires et les élus locaux à cautionner et à répercuter l’opération !

De quoi s’agit-il ? Tout simplement de recruter, dans certains quartiers, des volontaires à qui est confiée la mission de déceler « les choses anormales », et de les signaler à un référent ou à l’unité de gendarmerie.

Ce dispositif est supposé avoir une action préventive… Mais, comment se conçoit l’équilibre fragile entre vigilance, contrôle, intervention ? Qui fixe les limites ? Quels moyens fiables et sûrs existeront permettant d’éviter le glissement, l’incident, voire le drame auxquels pourraient conduire une mauvaise appréciation de la situation, un excès de zèle, l’absence des forces de gendarmerie ou de police ?

C’est le rôle de la police républicaine d’assurer la sécurité et de poursuivre les délinquants. Ce n’est pas aux simples citoyens de le faire. La mise en place de ce système, au-delà de son évidente inefficacité ne peut que porter atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. La question de la conformité de ce dispositif avec nos lois, valeurs et principes républicains est clairement posée, nous sommes là devant une tentative de remise en cause des libertés individuelles et collectives.

C’est pourquoi nous demandons au Préfet des Vosges de mettre un terme aux « expériences » déjà engagées et de s’opposer à toute nouvelle initiative de ce type dans les communes du département.

Pour obtenir tout le texte et signer la pétition citoyenne, cliquer ;

ou http://www.petitionduweb.com/Non_a_la_derive_securitaire_de__Voisins_vigilants-7890.html  

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♦. Budget militaire 2011

 

Les caisses sont vides ? Et pourtant, les députés sont appelés à voter le 4 novembre un budget de la Défense de plus de 31 Milliards d'euros (hors pensions).

Ce n'est pas la crise pour tout le monde et tous les budgets. La caractéristique principale du budget de la Défense 2011 est de préparer les guerres de demain par le sacrifice des hommes au profit des équipements sophistiqués et meurtriers. L'arme nucléaire y a encore une fois la part belle.

 

Ce budget est la conséquence de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2010-2013 qui engloutira ces prochaines années 186 milliards d’euros au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.
Au lieu de servir à préparer la guerre, ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer un accès à l'eau potable à tous, garantir une éducation partout sur la planète, ...promouvoir la paix.

Le Mouvement de la Paix vous invite à vous mobiliser pour refuser ce véritable budget de guerre.

Pour cela :

 

Le Mouvement de la Paix   www.mvtpaix.org

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♦. Le Vatican et Sarkozy 

La visite récente du président de la République au Vatican me consterne. Quels que soient les motifs qui ont pu justifier politiquement du point de vue de M. Nicolas  Sarkozy cette rencontre je trouve inadmissible que l'élu de tous les français de toutes  croyances et convictions, religieuses ou non, participe activement à une célébration religieuse catholique  en se s'associant personnellement aux prières en tant que représentant officiel de notre pays.  Cette confusion des plans est un grave  déni de la laïcité. Avant lui aucun président de la  République n'avait osé le faire, même les plus catholique s d 'entre eux.  Je le  déplore à la fois comme chrétien et comme citoyen laïque.

De plus je souhaite que  l'Eglise catholique prenne  enfin conscience  de l'anachronisme  que constitue la confusion permanente, volontaire et instrumentalisée politiquement entre le Vatican, en tant que vestige des anciens Etats pontificaux et  le Saint Siège, organisation de l'Eglise.

Jean Riedinger, Roville devant Bayon

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♦. Expulsée d'un train car noire

Inaya, cheminote niçoise, a été éjectée à Vintimille du train de pèlerins dont elle devait être la contrôleuse jusqu’à Lourdes. Son récit en dit long sur la « berlusconisation » des esprits.

«Faut les comprendre, ils l’ont prise pour un pickpocket ! » Voilà l’excuse trouvée par le directeur d’un pèlerinage venu s’enquérir auprès du chef de la gare frontalière de Vintimille, à la frontière italienne, de l’heure de départ vers la France du train transportant ses ouailles après que la contrôleuse de la SNCF en a été éjectée parce que noire.

Interpellée par de bien drôles pélerins

Une semaine après, cette «berlusconnerie» et son sous-entendu raciste résonnent encore douloureusement dans la tête d’Inaya (1), une bachelière niçoise entrée à la SNCF en 2006 :

« Ce 13 septembre, je prends mon service à 21 heures à la gare de Vintimille, où je me présente au contrôleur FS (Ferrovie dello Stato, chemins de fer italiens – NDLR) que je devais relayer dans ce train. Puis je fais la bise au conducteur et je discute sur le quai avec un collègue de la SNCF qui part ensuite faire un essai de freins. Mais au moment où je regagne mon compartiment, je suis interpellée par un monsieur portant le tee-shirt d’une association religieuse qui me demande ce que je fais là, alors que je suis en uniforme de la SNCF ! Je lui réponds : “Capo treno francese” (« chef de train français » – NDLR), comme il est indiqué dans mon compartiment et je monte sur la plate-forme du wagon tout en continuant à lui parler. Je lui montre ma tenue, mon sac, pour qu’il comprenne que je suis là pour travailler. De son côté, le ton commence à monter. C’est alors que, par-derrière, quelqu’un me pousse à deux reprises pour m’éjecter du train. Lui aussi porte le tee-shirt des accompagnateurs. Je me retrouve sur le quai et il me crie, avec un geste méprisant de la main : “Giù, giù !” (« en bas ! », ou vulgairement : « casse-toi ! » – NDLR). »

Humiliée, en pleurs, Inaya va alors expliquer la situation à son chef de service, un agent SNCF détaché à Vintimille, et lui annonce qu’elle exerce son droit de retrait : « Ils m’ont touchée, m’ont bousculée, je ne pars pas avec eux, je ne me sens plus en sécurité dans ce train. » Ce chef, outré par cette histoire, va signifier à ces drôles de pèlerins que, sans contrôleur à bord, le train ne peut pas partir. Il s’entend répondre sur un ton méprisant : « Celle-là ne montera pas, cherchez quelqu’un d’autre, on ne veut pas de celle-là ! »

Escalade de violence et de propos racistes

Le chef de gare vient alors présenter ses excuses à ses collègues français, espérant malgré tout voir partir le convoi à l’heure. En fait, il prendra trois heures de retard. Appelés en urgence, plusieurs confrères d’Inaya refuseront par solidarité de la remplacer. Finalement, c’est un cadre d’astreinte à Nice, accouru en taxi, qui « fera ce train », transportant vers la grotte miraculeuse de nombreuses personnes âgées. Un train qui, pour Michaël Albin, secrétaire général des cheminots CGT de Nice, n’aurait jamais dû repartir dans ces conditions : « Il y a les deux coupables de violences racistes et il y a des complices : le directeur du pèlerinage, qui aurait dû les faire descendre et les dirigeants de la SNCF qui ont décidé de faire rouler ce train avec les deux agresseurs à bord alors qu’il était question sur place de l’annuler. »

Le syndicaliste est d’autant plus révolté par cette escalade de la violence que quotidiennement des contrôleurs noirs de peau ou d’origine maghrébine sont en butte à des réflexions racistes ou des regards de travers sans que la SNCF ne réagisse. « On le prend d’où çà vient, c’est-à-dire le plus souvent de passagers sans billets que nous contrôlons car c’est notre boulot… mais on ne s’y habitue pas ! » dit Inaya, dont le large sourire cache encore mal la profonde blessure qu’elle a reçue le jour, pour les catholiques, de la saint Aimé...

(1) À sa demande, son prénom a été changé.

Social-Eco – L’humanité le 22 Septembre 2010, Témoignage d'une cheminote : http://www.humanite.fr/node/453956

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♦. Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ; appel citoyen 

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.
Pour en savoir plus ou participer à la pétition, cliquer

 

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♦. Ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger

 

Pour la cinquième fois en sept ans, le gouvernement veut réformer le régime de l'entrée et de l'expulsion des étrangers en France. Cette nouvelle modification de la loi constitue une étape supplémentaire dans la fragilisation d'hommes, de femmes, d'enfants et de familles déjà fortement ébranlés par les difficultés de l’exil.

Ce sont pourtant des êtres humains. Certains fuient la guerre ou les traitements inhumains pour sauver leur vie. D’autres cherchent simplement à améliorer leur situation et celle de leur famille. Ils aspirent, comme nous, à vivre en paix, à trouver le bonheur, à travailler, en France, leur pays « d’accueil ».

Mais le projet de loi va sonner le glas des aspirations de beaucoup et, par là même, de notre hospitalité et de notre humanité en réduisant leurs droits à la justice, à une vie familiale et à la solidarité

 

Si nous laissons faire, les étrangers n’auront plus le droit d’être entendus !

Jusqu'alors, la loi réclamait le contrôle du juge des libertés si la mise en rétention excédait deux jours avant l'expulsion. Ce garde-fou, indispensable face à l’arbitraire de l’administration, est retardé par ce projet de loi : ainsi des expulsions seront possibles pendant cinq jours sur seule décision administrative.

De plus, le juge judiciaire ne pourra plus sanctionner certaines irrégularités.

 

Si nous laissons faire, le droit d’asile sera entravé !

Ce projet de loi restreint les possibilités d’accéder au territoire pour demander l’asile et place un nombre plus important d’éventuels demandeurs dans des conditions défavorables pour l’examen de leur demande de protection.

Et s’ils sont déboutés et renvoyés, il leur interdit de revenir dans l’Union européenne pour sauver leur vie.

 

Si nous laissons faire, le droit de vivre en famille sera restreint !

Des conjoints de Français ou d'étrangers en situation régulière, voire avec des enfants en France, sont parfois sans document de séjour. La loi qui peut déjà interrompre leur vie familiale va durcir les conditions de leur séparation en repoussant toute possibilité de retour. En effet, tout étranger renvoyé peut être « banni » de l’Union Européenne jusqu’à 5 ans : nous refusons cette double peine !

 

Si nous laissons faire, la solidarité restera répréhensible !

En modifiant la loi, le projet voudrait calmer les critiques sur le délit dit de "solidarité". En ne modifiant que très marginalement l'exemption pour un tel délit, le projet de loi persiste à dissuader quiconque aiderait, de bonne foi et dans la durée, un étranger dont nul ne sait a priori s'il est en situation administrative irrégulière.

Il est contradictoire de maintenir le principe de fraternité dans la devise de la République et de punir les actes de solidarité.

Motivés par la solidarité et la défense des plus faibles, notamment des étrangers, en partenariat avec d'autres membres de la société civile, nos organismes, mouvements, associations et services chrétiens refusent que des mesures de plus en plus restrictives, voire arbitraires, propulsent des milliers d’hommes et de femmes dans la précarité et le désespoir.

Aussi estimons-nous nécessaire d’éveiller les consciences, d’appeler à la vigilance et à l’information sur ce projet de loi qui comporte des dispositions très inquiétantes.

 

Nous nous engageons à agir pour que la figure de l’étranger ne serve pas de bouc émissaire en France et en Europe.

 

 

Initiateurs :

- ACAT-France (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture)

- CCFD - Terre solidaire

- FEP (Fédération de l'Entraide Protestante)

- La Cimade (Service oecuménique d'entraide)

- Secours Catholique / CARITAS-France

Avec la contribution du SNPM (Service national de la pastorale des migrants)

 

Autres signataires nationaux :

- ACO (Action catholique Ouvrière)

- Apostolat de la prière

- Association Espoir

- CASP (Centre d'Action Sociale Protestant)

- CERAS (Centre Recherche et Action Sociales)

- Chrétiens et sida

- Communauté Mission de France

- Communauté de Vie Chrétienne

- Congrégation des Auxiliatrices de la Charité

- Congrégation des Fils de la Charité

- Conseil National de l'Église réformée de France

- DEFAP (service protestant de mission)

- DOM'Asile

- Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France

- Équipe nationale des Prêtres-Ouvriers

- Fédération des réseaux des parvis

- Fédération protestante de l'enseignement

- Fraternité Évangélique Afrique-Caraïbe-Europe

- Fondation de l'Armée du Salut

- JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne)

- JRS-France (Service Jésuite des Réfugiés)

- Justice et Paix - France

- Mission Populaire Évangélique de France

- Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs)

- MIR-France (Mouvement International de la Réconciliation)

- Nous sommes aussi l'Église

- Pax Christi - France

- Réseau chrétien - immigrés

- Réseau Foi et Justice Afrique-Europe

- Réseau franciscain Gubbio

- Soeurs Auxiliatrices

- Soeurs du Bon Pasteur

- Union nationale des CPCV (organisme protestant de formation)

- Alliance Nationale des Unions Chrétiennes de Jeunes Gens - UCJG-YMCA

- VEA (Vivre ensemble l'Évangile Aujourd'hui)

 

Motivés par la solidarité avec les plus faibles, notamment étrangers, nous refusons que la figure de l’étranger serve de bouc émissaire en France et en Europe.

 

dept.etrangers@secours-catholique.org

 

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♦. 4èmes rencontres internationales de l'Education Citoyenne

A Vandoeuvre-lès-Nancy, LORRAINE

Faculté de Médecine, 9, Avenue de la Forêt de Haye

30-31 Octobre et 1er Novembre 2010

L’éducation émancipatrice face aux crises : Résister et construire l’avenir

 

Ces Rencontres s’organisent dans un contexte d’une crise globale du système : crise du sens, culturelle, politique,

sociale et économique. Les actions décidées par les gouvernements pour y remédier favorisent ouvertement les

plus riches, en sacrifiant l’avenir de la planète aux intérêts privés à courte vue et en détruisant les solidarités

(envers les jeunes, les centaines de milliers de licenciés, les milliers de sans abri, les personnes âgées,…). On

assiste à la mise en place d’une société de peur, de restriction des libertés et de surveillance généralisée.

Face à cette réalité, nous savons qu’il est possible, dès aujourd’hui, de construire d’autres modes de vie

ensemble, solidaires et citoyens, et de donner du courage et de l’enthousiasme à ceux qui sont mis de côté.

De très nombreuses expériences alternatives se développent à tous les niveaux : éducation émancipatrice,

consommation et modes de vie responsables, économie solidaire, développement local participatif, solidarité

internationale, pratiques culturelles, etc. Les rencontres permettront de mutualiser ces expériences et d'en dégager

le sens et les conditions de réussite, afin de pouvoir les diffuser plus massivement, au-delà du cercle des « créatifs

 

Pour en savoir plus, cliquer : Rencontre 2010 de Nancy

 

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♦. Moi, Laurence, professeure des écoles, ai dû faire face à l’ « expulsion » de deux de mes élèves.

 

Mardi 20 avril 2010 :

« Pourquoi Tamila et Magomed ne sont-ils pas à l’école ? Ils ne semblaient pas malades hier… » se demandent leurs camarades de ma classe…

Ils m’avaient dit la veille que leur famille changeait d’hôtel ce mardi. D’habitude, ils venaient quand même à l’école le jour du changement d’hôtel. A plusieurs reprises dans la journée, l’un ou l’autre des élèves s’étonne de leur absence. Prémonition ?

A la sortie de l’école, à 16h30, l’information m’est communiquée par une maman d’élève qui a été témoin : la famille a été arrêtée dans l’après-midi, parents menottés, enfants en pleurs…

J’ai le mercredi pour rassembler les informations. La famille est en effet au Centre de Rétention Administrative de Metz - celui de Geispolsheim n’accueille pas de familles. Cette famille tchétchène devrait être « réadmise  » vers la Pologne très rapidement.

La nouvelle m’atteint comme un coup de poignard. Mais il me faut très vite réfléchir à comment annoncer la nouvelle le lendemain à mes élèves. Je compile sur CD les photos prises à l’école depuis le 12 octobre, date d’arrivée de Tamila et de Magomed dans la classe. Peut-être pourrons-nous encore leur transmettre…

 

Jeudi 22 avril 2010 :

Finalement, la nouvelle de l’arrestation de Tamila et Magomed circule déjà dans les rangs. L’abattement, la tristesse des élèves sont perceptibles. Et les questions fusent.

Où sont-ils ? Pour combien de temps sont-ils partis ? Quand reviennent-ils ? Est-ce qu’ils vont à l’école ? Pourquoi ont-ils été arrêtés ? Qu’est-ce que leurs parents ont fait de mal ?

Pas de réponse à ces questions… L’insécurité gagne tous les élèves et le besoin de communication avec Tamila et Magomed émerge : je leur propose d’envoyer les CD de photos. On faxe aussi des dessins et un petit mot. La journée fut pesante pour tous.

 

Vendredi 23 avril 2010 :

Le Juge de la Liberté et de la Détention n’a pas libéré la famille jeudi après-midi. La situation de la famille est sans issue : elle sera renvoyée tôt ou tard vers la Pologne.

Comment expliquer aux enfants la réglementation de « Dublin 2 »* ? Car pourquoi la Pologne alors qu’ils sont tchétchènes ?

Le désarroi des élèves est très grand. Certains sont muets, d’autres veulent comprendre. Je peux répondre à certaines questions mais pas à celle du « Pourquoi ? »

Les élèves préparent encore un courrier avec les travaux que Tamila et Magomed avaient laissés en classe. Ils me demandent si on peut leur téléphoner. Alors, on appelle. Quelques échanges touchants et réparateurs pour les élèves en classe : Tamila et Magomed n’ont pas « disparu », ils existent encore quelque part (mais dans un lieu inexplicable : «  Pourquoi des enfants sont-ils en « prison » ? »).

Chacun a du mal à se concentrer au travail, la journée est entrecoupée par l’une ou l’autre question récurrente : pourquoi… ? pourquoi… ?

Et chacun part en week-end avec toujours les mêmes interrogations.

Lundi 26 avril 2010 :

Journée aussi très lourde, remplie de questions par les élèves

 

Mardi 27 avril 2010 :

La nouvelle m’est communiquée dans l’après-midi : la famille a été embarquée dans la matinée, les parents n’ont pas refusé d’embarquer et sont à cette heure en Pologne. Et à nouveau, les questions des élèves :

«  Qu’est-ce qui va se passer pour eux ? Où vont-ils habiter ? Est-ce qu’ils vont rester en Pologne ? Mais, ils ne parlent pas polonais, ils vont devoir apprendre le polonais ?… » Questions auxquelles je n’ai vraiment aucune réponse…

Pour permettre à chacun de sortir de la tristesse et pour que chacun comprenne qu’après un départ, une séparation, il reste toujours des souvenirs, j’ai proposé aux élèves de dessiner et d’écrire un de leurs souvenirs avec Tamila et/ou Magomed. On en a fait un livre…

 

Lors d’une entrevue le mercredi 28 avril 2010 avec un fonctionnaire de la Préfecture, à ma remarque qui soulignait que je n’avais été formée ni à vivre personnellement ni à expliquer « la reconduite à la frontière d’un élève » à ses copains de classe, la réponse fut : « Et bien, il faut que le système change ! »

A quand donc, une animation pédagogique s’intitulant : « l’accueil et l’expulsion d’enfants étrangers » ?

A quand donc, des psychologues scolaires formés à cette problématique qui géreraient une cellule psychologique ?

 

« Mon papa dit souvent que la vie est dure, mais là, pour Tamila et Magomed, la vie n’est pas gentille » conclut une élève de 9 ans.

Et, quelques semaines plus tard, certains élèves ne peuvent encore se résoudre à la coupure et voudraient pouvoir envoyer un dessin, un cadeau ou écrire un petit mot à Tamila et Magomed…

 

Strasbourg, le 12 mai 2010

 

* La réglementation « Dublin 2 » offre à chaque état de l’espace Schengen la possibilité de renvoyer un demandeur d’asile dans le premier pays de cet espace dans lequel il a été contrôlé, comme elle offre à chaque état la possibilité d’accorder à ce même demandeur d’asile le droit de demander l’asile.

 

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♦. Campagne Vêtements Propres avec OXFAM

Appel pour un salaire minimum vital dans l'industrie de l'habillement.

Un salaire minimum vital doit permettre au travailleur de couvrir les besoins essentiels de sa famille : l’alimentation, le logement, l’habillement, la garde des enfants, l’éducation, la santé, le transport et l’énergie. Les rémunérations habituellement pratiquées dans l’industrie de la confection textile ne permettent même pas aux travailleurs de nourrir ni de loger décemment leurs familles.

En savoir plus
Agissez maintenant avec la Campagne Vêtements Propres !
Ecrivez à Aldi, Carrefour, Cora, Lidl et Trafic.

 

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♦. J’aime les HLM, j'écris à mon maire !

ATD Quart-Monde, Amnesty International et le Secours Catholique cherchent à mobiliser tous les citoyens afin que le logement social ne soit plus l'élément honni de nos cités.

Le mal logement touche un grand nombre de personnes en France. Pourtant les élus entendent surtout la voix de ceux qui ne veulent pas de logement social à côté de chez eux ; ceux-là font des pétitions, se manifestent. Et sont entendus : nombre de projets de construction ne voient jamais le jour à cause de l'opposition des riverains.

Pourtant nous faisons le pari que beaucoup de français voient le logement social d'un œil positif.

Pour faire entendre la voix de tous ceux qui veulent que ça change, que des logements soient construits en nombre, que des familles ne subissent plus la vie dans des logements indignes, nous voulions vous proposer un geste simple : écrire au maire de votre ville pour lui demander de construire des logements sociaux à un prix abordable par les faibles revenus.

Il n'y a pas d'autres issues possibles : il faut construire ! et logement social ne rime pas avec problèmes.

Donc si vous le voulez bien, inversons la tendance, soyons solidaires !

Je vous mets le modèle de lettre que vous pouvez bien entendu amender, reprendre à votre guise*. 

Voilà. A vous de jouer !

Célia Clément-Demange pour l'équipe des Comités "Solidaires pour les droits !".
 

* http://www.atd-quartmonde.asso.fr/?Construction-de-logements-sociaux

Afin d'assurer le suivi de cette campagne, il est extrêmement important que vous nous joigniez une copie de la lettre que vous avez envoyée à votre Maire (et le cas échéant sa réponse).

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♦. Non à la chasse aux lycéens sans papiers !

Pascal B., jeune orphelin Rwandais est venu en France à l’âge de 16 ans.  Ses parents, ses frères et sœurs sont décédés dans un camp de réfugiés au Congo. Le jeune homme a été placé sous tutelle de l’Aide Sociale à l’Enfance par le Juge et bénéficie encore d’un soutien de l’aide sociale à l’enfance. Il a été scolarisé depuis ce temps, a brillamment réussi un BEP et est actuellement en Terminale Bac Pro au Lycée E. Héré.
Pascal a par ailleurs fait une demande d’asile qui est toujours en cours et risque gros si il rentre dans son pays d’origine où il est recherché et où il n’a plus de famille ni de soutien.
Pourtant, au bout de 4 ans de présence en France, en pleine année scolaire, quelques mois avant les examens finaux,  alors qu’il n’a pas reçu la réponse quant à  sa nouvelle demande d’asile, la Préfecture de  Moselle veut le renvoyer au Rwanda.
Pascal peut donc à n’importe quel moment être arrêté comme un criminel et renvoyé dans son pays.

Ne le laissons pas seul face à un système froid et sans âme qui veut expulser un maximum d’étrangers et se servir d’êtres humains pour atteindre des chiffres.


Dernières nouvelles :
- Pascal est passé devant le Tribunal administratif le 7 Avril 2010 ;

- Et bonne nouvelle le 26 avril 2010 : son Obligation de quitter le territoire Français (OQTF) est annulée et le préfet doit lui accorder une carte de séjour "Vie privée et familiale" !

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♦. Le gouvernement français doit réclamer une réévaluation des OGM !

 

Monsieur le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer,
Monsieur le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche,
Madame la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

 

 

Constatant que les avis des experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) rendus sur les demandes d’autorisation de plantes transgéniques ne sont pas scientifiquement valables ;
et conformément aux articles 10 et 22 du règlement européen 1829/2003, à l’article 20 de la directive européenne 2001/18 et à l’article 29 du règlement 178/2002 ;
nous vous demandons, pour assurer que le risque de toxicité lié à ces plantes soit raisonnablement écarté :
- d’interpeller la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée sans réponse satisfaisante à ce jour ;
- d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours ;
- d’afficher clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position antérieures.

Pour signer la pétition en ligne, cliquer

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♦. Action Eliant

 

Déjà 925.000 signatures! Nous avons besoin de votre aide pour les 75.000 dernières

 

"Isolée, l´aide se perd mais jointe aux autres à l´heure juste, elle agit."
Goethe

 

Il ne nous manque plus que 75 000 signatures dans l’UE pour atteindre le million.

Aidez-nous à rassembler ces dernières signatures qui sont si importantes!
Nous souhaitons remettre les signatures à la Commission à Bruxelles mi-juin. La campagne de recueil collecte de signatures de l'Action ELIANT est donc sur le point de s´achever avec succès.

 

Chaque voix compte :

Par votre signature, vous apportez votre soutien à l’action ELIANT pour assurer la reconnaissance juridique de la médecine, des aliments Demeter, de la pédagogie Steiner-Waldorf et des autres initiatives issues de l’anthroposophie en Europe.

 

En soutenant l’Action ELIANT, vous affirmez le droit de chaque citoyen européen à la liberté et au pluralisme dans ses choix pratiques de vie : alimentation, médecine, pédagogie… Agriculture bio-dynamique Demeter, écoles Steiner-Waldorf,  médicaments Weleda, médecine anthroposophique et ses thérapies, cosmétiques Weleda et Wala Dr Hauschka, banques à fonds éthique …

 

Ces choix sont actuellement menacés par les règlementations européennes. Vous demandez à l’Union européenne de garantir par ses textes l’existence des initiatives issues de l’anthroposophie et  de concrétiser ainsi sa devise :"Unis dans la diversité".

 

www.eliant.eu

 

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♦.  Forum Social Local de Nancy 2010 en Lorraine

C'est l'événement alter mondialiste, citoyen, et festif de Nancy et de ses environs.

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Il aura lieu samedi 24 et dimanche 25 avril dans l'espace Jean Jaurès de Tomblaine les après midis et le samedi en soirée.
 
Pendant deux jours le FSL propose en cohérence avec les objectifs du Forum Social Mondial : Débats, ateliers, théâtre-forum, expositions, jeux et musique pour petits et grands; autour de cinq pôles:
Paix, Environnement, Justice sociale, Éducation, Démocratie. 

 

Associations, collectifs, réseaux, syndicats, organismes éthiques, éditeurs.

IIs seront 54  participants pour vous montrer  "QU'UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE".

 

Venez découvrir grâce à eux, et grâce aux conférences, ateliers, expositions et jeux:

le parcours des migrants, les luttes ouvrières, les entreprises de l'économie sociale,  l'habitat écologique,  la politique carcérale, des enseignants désobéisseurs, le lien entre sciences et société,  l'alimentation, les enjeux de l'eau et tout ce qui vous préoccupe et vous dérange.

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Le FSL c'est : du partage, du lien, des rencontres, de la musique, du débat
et même du rire.

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Rejoignez-nous pour construire ensemble, ici et maintenant cet "autre monde" !

http://www.fsl-nancy.fr/

 

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♦. Sursis d’un mois pour Henry Skinner, un condamné à mort : Craintes d'exécution imminente

 

L’exécution de Henry Skinner a été repoussée d’un mois et fixée au 24 mars. Cet homme a été déclaré coupable du meurtre de sa compagne et des deux fils de celle-ci, tués en 1993 dans la maison où ils vivaient tous les quatre. Clamant son innocence, il demande à la justice de pratiquer sur des éléments de preuve des tests ADN qui pourraient le mettre hors de cause.

La date d’exécution de Henry Skinner avait été fixée au 24 février. Le 16 février, le juge présidant le tribunal devant lequel Henry Skinner a été déclaré coupable, en 1995, a annulé le mandat d’exécution à son encontre au motif qu’une erreur de procédure avait été commise lors de sa délivrance. Modifiant cet acte, le juge a fixé une nouvelle date d’exécution :

« Par ordre du tribunal, l’accusé, Henry Watkins Skinner, qui a été déclaré coupable de meurtre passible de la peine capitale et condamné à ce châtiment, sera exécuté à tout moment après 18 heures le 24 mars 2010, par l’injection intraveineuse d’une ou plusieurs substances en quantité létale suffisante pour entraîner sa mort et ce jusqu’à ce que la mort dudit Henry Watkins Skinner s’ensuive. », a-t-il indiqué.

VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 17 MARS 2010.

Pour en savoir plus : http://www.isavelives.be/fr/node/4908

 

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♦. Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement

Communiqué de presse

Révélations d’une source interne à EDF : l’EPR risque l’accident nucléaire !

Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.

Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l’explosion du réacteur à cause d’un accident d’éjection de grappes (qui permettent de modérer, d’étouffer la réaction nucléaire). Ces modes de pilotage sont essentiellement liés à un objectif de rentabilité économique, qui implique que la puissance du réacteur puisse être adaptée à la demande électrique. Ainsi, dans le but de trouver une hypothétique justification économique à l’EPR, ses concepteurs ont fait le choix de prendre le risque très réel d’un accident nucléaire. De plus, l'essentiel des arguments en faveur de l'EPR (puissance, rendement, diminution des déchets, sûreté accrue) s'avèrent faux.

EDF et Areva ont tenté de modifier le pilotage du réacteur : ces efforts n'ont pas abouti à des parades éliminant cette classe d'accidents. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a semble-t-il été tenue à l'écart de ces questions.

Il semble donc bien que la conception de l’EPR accroisse le risque d’un accident de type Tchernobyl, qui entraînerait la destruction de l’enceinte de confinement et la dispersion massive de radionucléides dans l’atmosphère.

Les 8 et 9 mars, Paris accueille une conférence internationale pour inviter 65 pays à se doter de la technologie nucléaire. Cette conférence sera ouverte par Nicolas Sarkozy et animée par le Directeur Général de l’AIEA. Il est scandaleux que la France continue ainsi à faire la promotion du nucléaire en général, et de l’EPR en particulier, alors même que la dangerosité de ce réacteur est aujourd’hui démontrée.
Il faut donc abandonner immédiatement la construction de l’EPR en Finlande, en France et en Chine, et annuler impérativement le projet prévu à Penly. Le meilleur moyen d'éviter l'accident nucléaire reste la sortie du nucléaire.

Pour plus de détails, consultez les documents confidentiels que nous révélons, divulgués par une source anonyme interne à EDF (notamment le document n°1), téléchargeables sur le site :
http://www.sortirdunucleaire.org

 

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♦. Campagne « Ni une, ni deux », mettons fin à la double violence faite aux femmes étrangères.

La Cimade lance une campagne pour obtenir une véritable protection des femmes étrangères et appelle chacun d'entre vous à y participer.

Pour les femmes étrangères, une violence peut en cacher une autre. Aux violences qu'elles peuvent subir en tant que femmes - dans leur pays d'origine, pendant leur exil ou en France - s'ajoute trop souvent la violence de l'administration française parce qu'elles sont étrangères. Ni une ni deux, mettons fin à cette double violence.

Participez à la manifestation virtuelle pour mettre fin à la double violence. Du 10 février au 28 mars, nous interpellerons ensemble les élus locaux, les parlementaires et les pouvoirs publics sur les dysfonctionnements administratifs et l'absence de dispositifs législatifs spécifiques qui font obstacle à une réelle protection des femmes étrangères victimes de violences.

Campagne Cimade, pour en savoir plus : http://www.cimade.org/minisites/niunenideux/rubriques/120-pour-mieux-comprendre?page_id=2102

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♦. Que fleurissent mille Clermont-Ferrand !

Salima Boulhazar, 18 ans, arrêtée à son domicile et placée depuis le 19 janvier dans la prison administrative pour étrangers de Lyon, a été expulsée jeudi 4 février, au mépris de la mobilisation de tout un département. Hospitalisée au moment de l’arrestation, sa sœur jumelle, Salma, a fui l’hôpital et s’est cachée. Le 23 janvier, Mohamed Abourar, 19 ans, lycéen, avait pareillement été expulsé au Maroc. Le ministre Besson, désavoué sur la plupart de ses initiatives, se voudrait-il pour l’histoire,  le ministre des jungles détruites, du saccage des familles et des jeunes existences tôt dévastées ?
Le 25 janvier 2010, deux décisions successives de justice ont redonné à 124 Kurdes, parmi lesquels 38 enfants dont 9 bébés, enfermés en rétention sur décision du ministère, la liberté et la possibilité de déposer une demande d’asile. La presse relaie largement cette affaire... Mais au-delà, c’est aussi très largement un désaveu de l’ensemble de cette politique par l’opinion publique dans ses différentes composantes. 78 % des français se déclarent pour une régularisation des travailleurs salariés, et 80 % sont favorables à la régularisation des lycéens sans papiers et des parents d’enfants scolarisés. Aveugle et sourd, le ministre Besson s’acharne dans la casse des vies au cas par cas : des pères sont arrêtés, enfermés en rétention et expulsés, emprisonnés pour avoir refusé d’abandonner ici leur femme et leurs enfants ! Un jour on les citera en exemple dans les manuels d’histoire. Des enfants doivent apprendre à vivre sans leur père, et le plus souvent dans la misère. Des dizaines de milliers de jeunes et de familles, présents en France depuis des années subissent un refus de régularisation et vivent dans la peur.

Les dernières expulsions apparaissent emblématiques des pratiques arbitraires, du cas par cas qui verrouille toute possibilité de construire une vie.  [...]

 à suivre Le BLISS 46 , daté du 10 février 2010 est en ligne sur le site du RESF : http://resf.info/article25937.html

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♦. Centre de rétention du Mesnil 2 : non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.

Premiers signataires :
ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

> Pétition et informations sur le site de la campagne

Contact  :  contrecramesnil@placeauxdroits.net

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♦. Un début de vérité sur la grippe porcine, dite AH1N1

... Le journaliste Ventura Samara est le seul, en tout cas en langue française, à avoir mené une enquête à La Gloria. Je ne vais pas vous raconter le film, mais vous livrer quelques impressions, brut de décoffrage. On y voit le réel, c’est aussi simple que cela. J’ajoute que je connais le Mexique, et que, quand j’entends Dona Teresa Hernandes Rivera - une petite dame - parler de la corruption généralisée, je n’ai guère besoin de preuves. Quand j’entends le ministre de la Santé José Angel Cordoba dire : « Tous les standards de l’environnement et de l’eau à la porcherie Granjas Carroll sont respectés. Le problème pourrait venir des familles qui détiennent à la maison des porcs, dans des conditions qui ne sont pas les meilleures », je n’ai pas réellement besoin d’une autre démonstration.

Et pourtant ! Et pourtant ce film m’a soufflé. Il y a plus de neuf chances sur dix pour que la grippe qui affole notre système de santé soit né autour de cet élevage concentrationnaire de porcs. Immonde est encore un faible mot. Des centaines de cadavres de porcs croupissent en permanence dans des fosses au contact du sol et de la nappe phréatique. Savez-vous combien cette soi-disant ferme compte de porcs ? 100 000 ! La nourriture OGM vient par trains du Canada ou des États-Unis, aucun officiel, aucun vétérinaire autre que ceux de la transnationale ne pénètrent dans les locaux, où tout est automatisé. Une poignée d’ouvriers règne sur un empire de bidoche. Des lagunes sont emplies de merde de cochons et de seringues qui ont servi à piquer les animaux à coup d’hormones et d’antibiotiques. Les rats prolifèrent, les chiens errants prolifèrent, qui bouffent du porc mort au champ d’horreur, avant d’aller se faire caresser par les gosses du village.

Aucune analyse d’eau, d’air, de poussière n’a été ordonnée. Sur les centaines de prises de sang effectuées sur les villageois, aucune n’a été rendue publique. Officiellement, seul un petit gosse aurait donc été touché par la grippe. C’est crédible. Très. Des centaines d’habitants de La Gloria et des environs ont été touchés, et le sont, par des maladies respiratoires atypiques. Mais tout le monde s’en contrefout car, comme le dit sans ciller le ministre, « les investisseurs étrangers sont les bienvenus ». Tu parles ! Le traité de libre-échange Alena, préparé sous Bush père, mais signé par Bill Clinton, a changé le Mexique en une colonie. À La Gloria, les médecins ne veulent pas parler, car ils ont PEUR. L’un d’eux, masqué, raconte l’incroyable sort sanitaire fait aux habitants, et conclut que, si personne ne veut parler, c’est parce que chacun craint d’être tué. Tué, c’est aussi simple que cela. ...

Fabrice Nicolino  Pour lire tout l'article,  cliquer, : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article12405

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Déjà archivé :

♦.  Un toit pour les migrants; qu’en est-il du défi  lancé ? 10.2008

Le défi est de trouver 100 donateurs ou plus à 5 € par mois… pour  aider l’association « Un toit pour les migrants » à faire face à la situation  parfois très précaire des demandeurs d’asile.

Les besoins sont assez importants, de l’ordre de 800€ mensuels qui se décomposent un peu comme suit :
• location d’un appartement pour une famille avec 2 enfants qui a vécu cachée pendant 6 mois et qui va pouvoir déposer une demande d’asile,
donc un loyer et de quoi vivre à 3 personnes
• Par ailleurs la centaine de Tchétchènes arrivés en début d’année perçoivent 3€ par jour et par personne pour vivre, ce qui ne leur permet pas de faire face aux dépenses quotidiennes surtout lorsqu’il y a des bébés (couches, lait, etc).
Il y a donc, de temps à autre des dépannages urgents car tous les demandeurs d’asile ont une aide très minime de l’Etat.
Le projet est donc de faire face à la location de ce logement qui pourra servir de logement provisoire pour des demandeurs d’asile lorsqu’il y aura des urgences.

Nous n’avons pas encore atteint les  100 donateurs mais il y a eu quelques dons plus importants et nous essaierons d’organiser des spectacles. Peut-être que certains ont oublié ou différé ce don parce que les dépenses sont nombreuses en période de rentrée …

Grâce à vous, grâce  à vos amis,  
ce défi, nous allons le  réaliser.

Comment ?
• En faisant un don en argent liquide ou par chèque  (5, 10, 20€ ou plus)
• En acceptant un prélèvement automatique (ou plusieurs chèques à encaissement différé), de la somme  en fonction de vos possibilités financières
• En en parlant autour de vous  pour que nous arrivions à relever ce défi !

                              
66% de ce don est déductible des  impôts, Vous recevrez un reçu  fiscal

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Pour  pouvoir vous envoyer  :  
                •  le reçu fiscal pour votre déclaration d’impôt
2009,
                •  le formulaire nécessaire au prélèvement  
                   remplissez  le papillon ci dessous
Nom, prénom :  __________________________________________
 Adresse postale :  _______________________________________
                           _______________________________________
Adresse  électronique : ___________________________________
N° de tél :  _________________________
 
c Accepte de faire  un don
c Accepte de renouveler ce don  l’an prochain
c Souhaite faire un prélèvement  automatique et recevoir le formulaire
c  Demande à recevoir un reçu fiscal (pour les dons en argent liquide ou en  chèque)

Retourner chèques, autorisation de  prélèvement et RIB à :
« Un Toit pour les Migrants » 17 rue Drouin 54000  NANCY
Association soutenue par RESF54

 

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