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Dernière mise à jour : lundi 17 août 2009 

 

Le temps est trop lent pour ceux qui attendent,

Trop rapide pour ceux qui ont peur,

Trop long pour ceux qui sont tristes,

Trop court pour ceux qui se réjouissent ;

Mais pour ceux qui aiment,

Le temps est Eternité.

Henry Jackson van Dyke, écrivain américain, XIXe siècle

 

 

Solidarité

Prendre et garder le cap du mariage

Cérémonies civiles à la carte Exemples

Vacances autrement

Visiteurs, amis qui lisez cette page, donnez-nous votre avis sur l'article lu en cliquant :

 

Solidarité

 

Un ami m'a écrit et je voudrais vous partager sa demande :

"Salut, 

Peux-tu  me rendre un service ?

En effet, j'ai des amis qui font actuellement le tour de l'Europe. Ils cherchent un logement et m'ont demandé de les héberger pour leur passage en France.

J'ai pensé à toi pour les recevoir.

Ils sont vraiment sympa et possèdent leur propre matériel de camping.

Je leur ai donné ton nom et ton adresse car je sais que tu as une grande maison avec un jardin.

Donc attends-toi à les voir arriver bientôt. Je sais que tu ne diras pas non.

Je te joins une photo d'eux pour que tu puisses les reconnaître lorsqu'ils arriveront. Ils ont une Mercedes verte et une Mercedes blanche.

Merci par avance pour ton aide.

Amicalement.

Niac"

 

Alors, êtes-vous prêt à répondre favorablement aussi à sa demande ? Car les voila qui arrivent dans un convoi très particulier... Regardez !

photos\Mercedes africain.jpg

 

En l'an 0, parait-il, un âne chargé était un moyen de transport très commun mais, dit-on, un certain Joseph, son propriétaire fut mal accueilli. Aujourd'hui, en 2007, les nouveaux Joseph semblent s'être multipliés et arrivent en Mercédes... La photo parle mieux que tout discours !

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Prendre et garder le cap du mariage

 

Chaque année plus  de 250000 couples choisissent délibérément d'officialiser leur union et d'adhérer délibérément à l'institution du mariage.  Pour environ 60 % d'entre eux la célébration du mariage à la mairie ne sera suivie d'aucune autre cérémonie.

Tous ces couples consentent librement à s'épouser et, conformément aux cinq articles du code civil qui leur sont lus au nom de la loi ( articles 212,213, 214, 215 et 371-1 du code civil), ils vont prendre l'engagement :

·         De se devoir mutuellement respect, fidélité, secours et assistance,

·         D'assurer ensemble la direction morale et matérielle de leur famille,

·         De contribuer mutuellement aux charges du mariage ( avec ou sans contrat de mariage)

·         De s'obliger à une communauté de vie,

·         De pourvoir à l'éducation de leurs enfants et de préparer leur avenir en exerçant conjointement l'autorité parentale.

 

Cette promesse mutuelle sérieuse et libre fondée sur le respect mutuel et l'égalité des époux n'est pas une simple formalité administrative.

Convaincues :

·         de la valeur et de la signification de la cérémonie du mariage,

·         qu'une cérémonie réfléchie et construite avec les futurs mariés permet une réflexion sur la portée de l'engagement pris devant tous de fonder un nouveau foyer et famille,

les associations CAP MARIAGE proposent aux futurs époux, au cours de deux entretiens :

·         de répondre à toutes leurs questions (juridiques, psychologiques…) concernant le mariage, par exemple : «Est ce normal de se disputer ? », «Nous sommes de cultures différentes, comment faire ? », «Est ce possible de s’aimer encore demain ? »,  « quelle peut être la place de nos enfants dans la cérémonie de notre mariage ? », «  Un contrat, pour quoi faire ? »…

·         de les aider à faire de leur mariage civil une vraie fête, une cérémonie plus riche et plus personnelle, en rendant ce moment à la mairie solennel, unique, plein d'émotion et inoubliable, par exemple en échangeant leurs alliances, en lisant un mot d'accueil ou un texte, en faisant intervenir leurs témoins ou encore par de la  musique ou un chant…

·         de leur donner des pistes de réflexion sur les conditions qui permettent de "bâtir un couple dans la durée".

 

Les associations CAP MARIAGE sont des associations de type loi de 1901, laïques, apolitiques, non confessionnelles et à but non lucratif. Elles ont pour objet de valoriser le mariage civil et de défendre les intérêts matériels et moraux de la famille.

 

Associations CAP MARIAGE
71 route de Rueil 78150 Le Chesnay

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Cérémonies civiles à la carte

A la fin de cet article, lire :

            1° Témoignage à un mariage,

            2° Un mariage unitarien,

            3° Adieu à Roger Sauter,

 

Fêtes de famille, baptêmes, mariages, obsèques laïques

ou

Vivre et mourir dignement

 

Chaque être humain aspire à être reconnu. Mais comment être déjà respecté quand on se sent isolé, parfois marginal ?

 

Pendant la vie, chacun chemine à son rythme, en fonction de ses expériences et en s’appuyant si possible sur ses valeurs. Mais les cérémonies laïques sont trop souvent des formalités pauvres ou bâclées alors qu’elles devraient valoriser par exemple les valeurs universelles des époux qui s’engagent mutuellement ou des parents qui accueillent un enfant.

Après la vie, la famille restante, les amis souhaitent prolonger le souvenir du disparu en rappelant, en valorisant ses options personnelles. Mais ceux qui sont dans la souffrance du deuil ne peuvent que confier ce soin aux organisations existantes, les Eglises et les pompes funèbres. Les Eglises sont d’ailleurs souvent sollicitées même si elles ne correspondent pas aux convictions de l’être aimé afin de donner un cadre et une chaleur à la cérémonie. Les pompes funèbres chargées de l’organisation matérielle essaient parfois aussi de suppléer la carence publique en humanisant la sévérité de la séparation pour aider les familles.

 

Pour tous ceux que la situation actuelle ne satisfait pas parce qu’elle ne leur donne pas le cadre respectueux et laïque indispensable, nous sollicitons un ouverture et une accueil favorable. Pour  fêter les grandes étapes de la vie ou solenniser les engagements personnels –entre autres la naissance ou le mariage-, mais aussi pour évoquer la mémoire d’un être disparu et cher, nous avons besoin non seulement de lieux accueillants et chaleureux mais aussi d’animateurs-psychologues compétents.

 

Il ne s’agit en aucun cas de critiquer ou de souhaiter la modification des pratiques existantes pour ceux que celles-ci satisfont. Il s’agit seulement d’offrir aussi une réponse à ceux qui attendent une considération et qui ont droit au respect et à la dignité quand ils manifestent clairement ce qu’ils souhaitent pendant ou après leur vie.

 

Nous aimerions en effet que ceux qui cherchent à fêter une orientation, une période de vie, un engagement, un mariage par une cérémonie chaleureuse et riches en valeurs qui correspondent à des aspirations autres que celles du marché puissent être soutenus, encouragés et ne soient pas la proie de sectes ou d’intérêts financiers. Les projets éducatifs sont trop souvent détournés  pour tomber sous la coupe des marchands. Nous souhaiterions aussi que ceux qui ont exprimé durant leur vie des souhaits concernant leurs obsèques soient entendus et respectés car leurs enfants, leurs proches apprécient que soient reconnues les valeurs de celui ou de celle qu’ils aiment.

 

Visiteurs qui lisez cette page, donnez-nous votre avis  en cliquant propositions ;  merci à l'avance.

DES EXEMPLES:

1 - Témoignage à un mariage

(De jeunes lecteurs ont accepté de nous communiquer quelques lignes de leur engagement)

 

Le mariage est pour  nous un événement important

Qui symbolise non pas l’aboutissement de notre Amour,

Mais qui au contraire vient s’inscrire naturellement

Dans la continuité de ce que nous avons commencé 

A construire depuis que nous nous sommes rencontrés.

 

Il était donc essentiel pour nous,

De ne pas en faire une journée artificielle,

Mais de réussir à célébrer notre Amour en restant

Vrais et fidèles à ce que nous sommes

C’est à dire simples et respectueux

Des croyances de chacun.

 

Alors c’est à l’air libre, parmi les arbres et les fleurs

Et devant vous tous réunis que nous avons souhaité

Nous engager dans la vie à deux

Car pour nous Dieu n’est pas enfermé entre quatre murs,

Mais bel et bien vivant en chacun de nous.

Vous êtes donc à nos yeux notre plus belle Eglise.

Audrey et Robert.

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2 - Un mariage unitarien

Accueil aux mariés

discours de Jean-Claude Barbier, secrétaire général de l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens

à la chapelle de Pise (Gard), le jeudi 21 septembre 2006

 

Nathalie et Lionel, famille Mann et famille Bibeau, parents et amis, croyants et non croyants

Je vous salue au nom des unitariens de France,

qu’ils soient chrétiens ou d’une autre conviction.

Que vous tous, vous vous sentiez chez vous en cette église ouverte à tous.

De même que nous, les unitariens, nous sommes à l’aise, dans le monde entier,

au sein de toute communauté dès lors qu’elle est tolérante,

quelle soit juive, catholique, protestante, musulmane, bouddhiste, baha’ie ;

que sais-je encore !

Car, au-delà de nos croyances particulières,

c’est bien la convivialité, la franche amitié, la fraternité sans faille,

l’amour entre nous qui importent

– cet amour dont Lionel et Nathalie nous donnent aujourd’hui un bel exemple.

Autrefois les religions nous aidaient à mieux vivre ces sentiments

au sein de communautés homogènes

unies, réunies par une même foi, dans une même ferveur, sous la houlette d’un même clergé.

En France et en Navarre, on disait : “ un seul pays, un seul roi, une seule foi ! ”

Désormais, vous le savez bien, nos villages, nos quartiers,

voire aussi nos paroisses et nos assemblées cultuelles,

sont devenues composites.

C’est pour cela que les unitariens vous proposent aujourd’hui de faire des gestes de fraternité,

Oh ! un peu solennels – on appelle cela des rites !

Des rites pour cimenter le lien social entre nous tous,

sans nulle discrimination de foi ou de convictions.

Des rites de joie, de plaisir d’être ensemble, de désir de se connaître mutuellement

en sachant qu’au plus profond de chacun d’entre nous

palpite une vie spirituelle, un besoin d’amour,

et peu importe finalement comment chaque religion ou philosophie appelle cela.

Oh, ce sont des gestes bien simples, qui n’ont rien d’ésotérique !

Vous en avez déjà fait un en venant ici en apportant une fleur et en la déposant dans un vase,

composant ainsi un bouquet magnifiquement fleuri,

symbole de notre assemblée riche de sa diversité.

J’ajoute que Norbert Capek, l’initiateur de ce rite en 1923,

mourut le 12 octobre 1942 au camps nazi de Dachau, martyr de ses convictions.

Vous allez assister aussi à l’allumage de la flamme du calice.

Là aussi ce rite est né d’une histoire précise.

Ce calice est celui des chrétiens de Bohème, de la région de Prague en Europe centrale,

Au début du XVème siècle, un siècle avant les Réformes protestantes,

ils se révoltèrent contre Rome,

revendiquant la communion sous les deux espèces,

le partage du pain et du vin au nom de Jésus.

Rome venait de décider de réserver cela aux seuls clercs,

les laïcs n’ayant désormais le droit qu’à la seule hostie.

Ils figurèrent le calice sur les étendards de leur armée

… et furent victorieux, du moins dans un premier temps.

Cette bougie est celle des Juifs et sa lumière leur tient d’espérance en temps d’oppression

comme le rappelle si bien leur fête historique d’Hanoukha,

Cela peut être aussi les bougies de la ménorah que nos amis juifs allument chaque samedi

à l’entrée de leur sabbat, depuis la nuit des temps,

la Bible nous dit que c’est depuis la traversée de la Mer Rouge par leurs ancêtres,

lesquels se libérèrent de l’esclavage qui leur fut imposé par les pharaons d’Egypte.

En 1941, les unitariens américains contribuèrent à l’accueil des réfugiés européens

qui fuyaient la vague nazi déferlant sur l’Europe. C’étaient principalement des Juifs.

Paris venait de tomber.

Nos amis américains demandèrent à un dessinateur,

lui aussi réfugié de Paris à Lisbonne, au Portugal,

de leur dessiner un logo comme signe de reconnaissance au sein des foules.

Le dessinateur, Hans Deutch, était Tchèque et il leur dessina un calice,

symbole chrétien de charité, de communion et d’égalité.

Il y ajouta en son creux une bougie allumée,

symbole juif de la persévérance dans la foi et de résistance aux impérialismes.

La flamme, vous le savez bien, elle réunit nos yeux et élève nos cœurs à la méditation.

Depuis ce dessin historique, les unitariens du monde entier commencent leurs cultes,

ou même leurs plus simples réunions comme par exemple une assemblée générale,

en allumant ce calice,

parfois sans dire un mot, sans parler, car très souvent, n’est-ce pas, les gestes suffisent.

Et puis l’émotion, n’est-ce pas, étreint parfois la voix.

Merci à Nathalie et à Lionel, à leurs parents et à leurs amis ici présents,

de nous donner, en ce jour de fête et par leur amour,

l’occasion de partager ce geste avec vous tous. Un très grand merci. 

 

Le père de la mariée :

Nous sommes catholiques pratiquants et nos trois enfants ont été élevés dans le catholicisme et nous leur avons toujours enseigné à respecter les autres religions. Nous les avons aussi encouragés à développer leur indépendance et à prendre leurs propres décisions. C’est pourquoi nous avons accepté et respecté le choix de Nathalie et Lionel de se marier dans une chapelle selon leurs propres convictions spirituelles.

 

C’est ainsi que Nathalie et Lionel ont entrelacé des éléments de diverses croyances pour une cérémonie sereine qui était de toute beauté. L’amour, l’unité et la paix y régnaient. C’est ce qui m’a frappé le plus. Il y a beaucoup de richesse dans toutes les religions du monde. On y enseigne, dans chacune d’elle, l’amour et le respect d’autrui. Je ne pouvais faire autrement que de croire, un peu naïvement sans doute, qu’un jour l’humanité vivrait vraiment en paix. Nous sommes fiers de Nathalie et de Lionel. Leur amour et leurs valeurs spirituelles les guideront tout au long de leur vie ensemble. Un grand merci aux amis français qui les ont accompagné pour organiser ce mariage et au pasteur qui les a bénis.

 

La mariée :

 

Il y a des moments dans la vie où on a l’impression que tout ce qui est autour de nous est exactement comme il devrait l’être. J’ai vécu dans ma vie quelques-uns de ces moments, mais le plus récent et aussi le plus fort, grâce à l’Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU), c’est l’instant où je suis entrée dans la chapelle de Pise au bras de mon père qui me conduisit vers mon époux.

 

Je suis Canadienne francophone et mon mari, Canadien anglophone. Nous sommes venus en France en congé sabbatique afin que Lionel apprenne un peu le français, mais aussi pour nous marier “à la française” et pour jouir du style de vie propre à la France méridionale. Nous voulions échanger nos voeux d’une façon qui soit ouverte et non dogmatique et qui témoigne de notre quête spirituelle selon la tradition unitarienne-universaliste. Notamment, nous voulions une cérémonie qui incorpore divers aspects permettant à tous nos invités de se sentir à l’aise. Nous avions déjà trouvé un lieu sublime, une chapelle privée sur une colline dans la campagne.

 

Nous avons trouvé l’adresse du réseau de la Correspondance unitarienne et Jean-Claude nous a mis en contact avec un pasteur protestant de l’Eglise réformée de France, sympathisant de l’unitarisme et membre honoraire de l’AFCU. Jean-Claude nous a suggéré des rites unitariens qui reflétaient parfaitement les idées et les sentiments que Lionel et moi voulions faire partager. La cérémonie des fleurs a ému tout le monde. Nous avons aussi ajouté un rite bouddhique scellant l’alliance entre nos deux familles. En plus, sachant que ma famille était catholique, Jean-Claude a invité un représentant de la mouvance catholique libérale.

 

En tout, je me suis sentie heureuse et paisible. Nous étions entourés de nos plus proches qui étaient venus de partout, du Canada et d’autres pays, et nous avons bénéficié de cet accompagnement spirituel unitarien, particulièrement ouvert et réconfortant. Merci à Jean-Claude et à son ami catholique Jean Combe, venu de Montpellier, à leurs épouses qui avaient fait le déplacement avec eux, et bien entendu au pasteur Pierre-Jean Ruff qui bénit notre union. Merci pour ce moment magique où tout ce qui était autour de nous était exactement comme il devait l’être.

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3. Adieu à Roger Sauter

(...) Homme de sobriété, Roger désira des obsèques en toute simplicité : pas d’office religieux et crémation. Ses enfants, Monique, Nicole, Delphine et Marcel, respectèrent cette option. En ne demandant pas un office religieux, Roger nous met finalement tous à l’aise. En effet, nos sociétés sont devenues composites, au sein d’une même famille, dans un même quartier, lors de nos assemblées paroissiales où les opinons et les croyances se diversifient de plus en plus. Désormais croyants et non croyants se mêlent et s’acceptent mutuellement dans leurs choix personnels. Dans ces conditions, il est bien difficile de faire un culte confessionnel qui puisse être partagé par tous.

 

D’ailleurs, que savons nous réellement de Dieu en dehors du sentiment d’une présence ? Avec le tétragramme IHVH, La tradition biblique nous lègue un nom de Dieu qu’on ne prononce pas … Pourquoi vouloir en dire plus ? Et puis, que savons nous sur l’existence d’une âme qui survivrait après notre mort ? Qu’est-ce l’au-delà ? L’éternité à laquelle nous aspirons ? Sur ce point, Roger, lors de cette homélie dont je viens de parler et qui s’intitulait " La vie future ", nous avait confié que l’attente du Ciel ne le préoccupait nullement. Pour lui, la religion le conduisait à faire le bien sans espérer la récompense que promettait le zoroastrisme, qui le premier instaura le jugement moral des morts, le bouddhisme avec sa balance karmique et le christianisme avec l’instauration messianique du Royaume de Dieu.

 

Lecture est faite par Louis van Gool, de la fin de cette homélie dont l’épilogue est aujourd’hui :

" La diversité de nos croyances portant sur la vie après la mort est donc grande ; elle va de pair avec un autre fait : nous ne savons rien de l’au-delà ! La tolérance religieuse invite à un choix libre, selon nos convictions individuelles. En ce qui me concerne, je préfère ne pas choisir et j’accepte que ma vie future soit ce que Dieu voudra. On me l’a demandé en privé et le je dis en public : ma vie future ne m’intéresse pas ; je ne m’en occupe pas. Bien des gens pratiquent le sport par amour du sport, d’autre l’art pour l’art, sans rechercher d’autre récompense que la satisfaction intérieure et présente. De même, faisons le bien par amour du bien, pour satisfaire notre conscience morale. Que notre amour pour Dieu et pour le prochain soit désintéressé. "

 

La Bible nous dit que Moïse mourut dans la bouche de IHVH.

 

Roger fit des études de théologie mais il resta laïc et ne s’engagea pas dans un ministère. Non lié à une fonction où l’on doit enseigner, évangéliser, convaincre – et donc être directif - , il se contentait d’exposer l’histoire humaine dans sa diversité, dans son cheminement, en laissant libre l’auditeur ou le lecteur. Il pouvait ainsi donner son point de vue personnel et prendre des engagements selon ses propres convictions. Quelle différence d’avec les religieux, les clercs de toutes les religions, qui savent tout, ont réponse à tout, sont sûrs de leurs promesses et présentent leurs rituels comme autant d’actes infaillibles !

 

Alors que nombre de protestants libéraux qui ont des convictions ou des sympathies unitariennes préfèrent rester au sein de leur communauté et composer avec les autres fidèles qui sont attachés aux dogmes (le Péché originel, le sacrifice rédempteur de Jésus, le Jugement dernier, la Trinité, l’Incarnation de Dieu en Jésus, la double nature de Jésus – à la fois humaine et divine -, etc.), Roger n’hésita pas à adhérer à l’unitarisme, à se dispenser d’un culte paroissial qu’il jugeait trop empêtré dans des rhétoriques religieuses sous la houlette d’un pasteur qu’il estimait par trop conservateur.

 

Un homme libre, sans fard et sans convenances, mais sans nulle violence ou arrogance, au contraire toujours attentif et disponible aux autres.

 

Merci à Roger de nous avoir réunis ainsi autour de lui par la qualité de sa vie, par la sincérité de sa pensée, par sa gentillesse et sa disponibilité. Grâce à lui, voici que les fleurs apportées par les uns et les autres * deviennent un bouquet riche des couleurs les plus variées. De même que, tout à l’heure, nous allons repartir avec la fleur d’un autre, signifiant par là que nous avons échangé entre nous, qu’il prenne aussi une fleur avant son départ.

 

PS D'autres précisions sur le site documentaire de La Besace des unitariens, dans la rubrique au nom de Roger Sauter,  http://labesacedesunitariens.over-blog.com

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