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Horizon 88
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L'horizon 88

 

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HORIZON  357 rue de l'église 88270 Harol

( 03 29 66 88 11   Répondeur - Fax. 03 29 66 8879

Courriel : horizon88@orange.fr

 

Demandeurs d’asile : la chasse est ouverte

Peut-on tout pardonner ?

Les inégalités en France

2° Consommer moins

1° Vivre un divorce

 

 


 

Semaine après semaine, mois après mois, la stigmatisation des étrangers, le durcissement des procédures et les juridictions d’exception  conduisent un nombre croissant de réfugiés à devenir des « sans papiers », c.à.d. des parias et des clandestins. 

 Leurs récits sont souvent effrayants : agressions, viols, maison dynamitée, jeune femme morte dans la neige avec son bébé de 2 ans qui a survécu, systèmes maffieux, extorsion de fonds, menaces de mort…  

 

Comment imaginer devoir quitter précipitamment toutes ses attaches et retomber dans les mains d’un passeur pour un trajet de plusieurs jours dans un camion, avec une petite fille de 3 ans et enceinte de triplés ?

 

Une fois en France, c’est la barrière de la langue, les démarches auxquelles on ne comprend rien ou trop tard, la promiscuité dans les CADA, l’isolement, l’interdiction de travailler, les recours, le coût exorbitant des traductions et des avocats, la trop longue attente, et le plus souvent la décision de rejet dans des formules alambiquées et stéréotypées :

« Les allégations du requérant n’ont pas emporté l’adhésion de la Cour » ; « Les discriminations et mauvais traitements dont sont parfois victimes les membres de la communauté rom ne peuvent être systématiquement regardées comme s’apparentant à des persécutions au sens des stipulations du § X de l’article Y ».

C’est alors l’enfer, l’obligation de quitter le territoire français, le stress, la menace constante d’une arrestation. Les adultes sans enfants se retrouvent à la rue.

À peine 5 % aujourd’hui se voient accorder l’asile politique, avec de vrais droits sociaux. Pour les autres qui ont la chance d’être « repêchés » (10 à 15 %), c’est une nouvelle galère : 368 € par personne pour la 1ère carte de séjour d’un an ! l’interdiction du RSA, les files d’attente aux restos du cœur, la mendicité et la marginalité.

« France, pays des droits de l’Homme ???» Comment est-il possible d’en être arrivé là !

Face à de telles violences institutionnelles, nombreux sont celles et ceux d’entre nous qui sont entrés en RÉSISTANCE : Réseaux de solidarité autour de chaque famille, accompagnement des démarches, recherche de témoignages, interpellation de l’opinion publique (Cercles de silence), rassemblements de soutien, parrainage républicain, délégation en préfecture, rencontre œcuménique, mais aussi visites et accueil mutuel, échange des  cultures et des savoir-faire (cuisine), garde des enfants…  Le bonheur du vivre ensemble renverse la logique d’exclusion et remet le monde à l’endroit.

   

Par nos actes et par notre bulletin de vote, refusons la dérive raciste de cette fin de règne et contribuons à faire surgir partout l’amour et la fraternité qui sont inscrites au cœur de chacun comme une promesse et comme un appel.

 

Jean-Louis DIDELOT

 

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Peut-on tout pardonner ?

En cette soirée du 23/02/07 où nous était proposée une réflexion sur le pardon, nous avons pu nous inspirer des « 10 conseils pour pardonner » de Maggy, une femme exceptionnelle qui, au Burundi, pays ravagé par les massacres interethniques, se bat pour que la haine n’ait pas le dernier mot…

Pour Maggy, rien n’est possible sans le pardon. Il reste la seule voie possible, c’est une question de survie : la rancœur empêche de vivre, tandis que pardonner, c’est recouvrer et donner la vie.

 

Mes 10 conseils pour pardonner

Les 5 bonnes raisons de le faire :

- Moi-même, je ne suis pas parfaite.

Souvent, je blesse mon frère et donc il m’arrive d’avoir besoin d’être pardonnée.

Si l’on ne pardonnait pas, le monde deviendrait un enfer.

- Je peux condamner un geste, mais non un être.

Tout homme a été créé par amour et pour aimer. Le criminel n’est pas seulement un criminel, mais avant tout un enfant de Dieu que le Christ désire sauver.

- Pardonner me libère.

En effet, la rancoeur empêche la vie de jaillir en moi.

Pardonner me rend à la vie.

- En pardonnant, je donne la vie.

En libérant celui qui m’a offensée, je l’enfante à lui-même et accomplis ainsi ma plus haute vocation.

- Cela me rend heureux.

Cela fait des miracles. Justine, par exemple, a réussi à pardonner aux assassins de ses parents. En dépit de ce dur passé, elle est aujourd’hui libre et rayonnante.

Les 5 façons d’y arriver :

. Contempler Jésus.

Sur la croix il priait pour ceux qui l’humiliaient :

« Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

. Voir avant tout le frère, en celui qui m’a offensé.

Nous partageons le même Père céleste.

. Jouer la simplicité.

Le pardon passe d’abord par des actes de la vie quotidienne.

La parole vient après.

. Se faire une beauté.

Le sacrement de réconciliation, en nous redonnant notre visage de lumière, nous aide à pardonner.

. Prendre le temps.

Pardonner ne se fait pas en un jour. Au Burundi, un accompagnement psycho-social a souvent aidé les victimes dans cette démarche.

 

« Le pardon n’est pas fuite, mais confrontation.

Celui qui refuse le pardon, refuse de vivre. »

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Les inégalités en France

 

Denis Clerc, actuellement retraité, a travaillé au CERC (Conseil Emploi Revenus Cohésion sociale), a été le directeur et fondateur de la revue « Alternatives Economiques » (ce journal est une coopérative ouvrière) et de 1980 à 1993 il a continué son activité d’enseignant tout en oeuvrant bénévolement pour le développement de cette revue qui a ensuite pu le salarier.

 

La journée a débuté par une réflexion en petits groupes sur les situations d’inégalités présentes autour de nous. Nous avons pointé, par exemple :

- L’école avec parfois les enfants pauvres qui sont catalogués, avec des classes européennes très favorisées avec beaucoup de projets alors que les autres n’en bénéficient pas, inégalités des chances à l’école, inégalités parfois dans les petites écoles du milieu rural où faire toute sa scolarité avec le même enseignant peut être un handicap si l’enfant n’accroche pas avec l’enseignant, inégalités dans les possibilités de soutien financier des parents envers leurs enfants.

- Inégalités dans l’accès aux soins avec des refus de CMU par certains médecins, ou difficultés à faire les démarches pour pouvoir bénéficier de la CMU.

- Inégalités au niveau de l’accès au logement, de l’accès aux prêts bancaires, au crédit.

- Inégalités dans le monde paysan, difficultés d’accès au capital avec endettement fort, manque de formation parfois qui peut conduire au dépôt de bilan, inégalités par rapport aux primes, face à la PAC qui favorise l’intensif par rapport à l’extensif.

Quelques remarques ont également été faites mettant en cause la société de

consommation actuelle, avec une exacerbation d’un manque dans nos sociétés,

certains cherchant à le combler dans la consommation ; d’autres n’ayant pas la possibilité d’y répondre, ont des comportements de boulimie et de dépendance.

Denis Clerc est intervenu essentiellement sur les inégalités au niveau des revenus, en tant que spécialiste des questions économiques et de pauvreté.

 

Petit QUIZ au début :

1. le taux de pauvreté a-t-il depuis 1996

a) augmenté b) stagné c) diminué ?

2. le salaire médian en France est-il de

a) 1800 €, b) 1600 €, c) 1500 € ?

3. le SMIC français est-il dans l’union européenne des 15 parmi

a) les plus élevés, b) identique, c) les moins élevés ?

Réponses : 1:c 2:c 3:a

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2° "Consommer moins

consommer mieux"

 vers une décroissance soutenable.

 

         L'horizon est une association et un lieu dans les Vosges où sont proposés des groupes de recherche et de partage, des temps de débat et de formation sur les questions qui touchent la société et la vie des hommes, ainsi que des temps d'approfondissements de nos convictions. Ancrés dans le monde rural, nous sommes percutés par l'actualité et les différentes crises (pollutions des eaux, OGM, vaches folles, fièvre aphteuse, réchauffement climatique…) qui sont les signes visibles d'une crise plus profonde de la société, de son agriculture et de son rapport au vivant.     

 

         En avril 2002, nous avions invité Pierre RABHI pour une journée de débat et de formation sur le thème suivant : "L'homme et son rapport au vivant ; quel vivre ensemble pour demain ?". Suite à cette journée, un groupe s'est constitué pour continuer une recherche sur les questions de décroissance soutenable et d'éducation pour faire évoluer les mentalités et comportements, notamment en travaillant à partir du livre "Le chant de la terre" (1).

         Aujourd'hui nous vous faisons partager notre réflexion

et nos questionnements, ainsi que des pistes d'actions

concrètes contribuant à une décroissance soutenable.

Cette plaquette n'est pas exhaustive et a pour vocation

d'éveiller la réflexion et d'initier la discussion.

(1)"Le chant de la terre"  Jean Pierre et Rachel CARTIER

DES CONSTATS

£    Nous allons droit dans le mur.

Ø     Beaucoup le disent ! Le système économique dominant, basé sur la consommation et l'augmentation des richesses matérielles entraîne forcément un épuisement du capital naturel de la planète, et une accumulation de pollutions. Nous savons aussi qu'il n'y a pas de croissance illimitée possible dans le monde parce que les ressources naturelles sont limitées.

Par exemple : Si tout le monde avait une voiture il faudrait 3 terres ! Au rythme de la consommation de pétrole d'un français moyen , nous épuiserions la terre en 13 ans  !

Ø     Certains pensent que le progrès technologique suffira pour faire face à ces problèmes : en améliorant  l'efficacité par l'utilisation de moins de matières premières et d'énergie pour produire et se déplacer, et par l'utilisation de nouveaux matériaux.

 

Cela nous semble inexact car il y a un effet rebond :

·        L'amélioration de l'efficacité entraîne une

augmentation de la consommation matérielle. Par

exemple : le fait d'avoir des voitures plus économiques

a entraîné une augmentation des déplacements. 

·        La baisse du prix de revient de certains produits a

généré du revenu disponible pour d'autres consommations.

Il nous faut reconnaître que certaines évolutions vont dans le bon sens : tri des déchets, énergies renouvelables, agriculture biologique ainsi que le développement durable… Pourtant ces solutions restent insuffisantes.

 £ Nous sommes à la croisée de chemins

si nous voulons laisser à nos enfants la planète

vivable !

Ils n'auront pas de planète de rechange

mais uniquement celle que nous leur léguerons.

3 pistes s'offrent à nous:

* Se libérer du système :

La surconsommation entraîne une réaction en chaîne : Nécessité de gagner beaucoup d'argentè pour augmenter notre consommation è au prix d'une fatigue et d'un stress accrus è qui nous conduisent à une relative passivité face au système.

Nous pouvons sortir de là. A chacun de nous d'en prendre les moyens. Nous appelons cela la simplicité volontaire, celle-ci étant le premier pas vers la décroissance.

Nous nous intéresserons plus particulièrement à ce point dans cette plaquette.

 

* S'unir pour faire plus avec moins en passant par des organisations collectives. Faire ensemble, c'est soutenir les démarches individuelles mais c'est aussi mettre en place des réseaux d'échanges et d'entraides.

* Agir sur les structures et sur nos politiques pour changer nos sociétés afin de donner à tout homme une égalité des chances  sur la planète.

Il nous faut sortir du système de la croissance et de l'économisme en allant vers la décroissance. Cette décroissance s'appuyant sur l'évolution des comportements et des consciences.

Cette décroissance doit être soutenable, elle ne doit pas générer de crises sociales remettant en question la démocratie et l'humanisme.

Aller vers la décroissance soutenable aujourd'hui c'est éviter de voir imposer dans quelques décennies une décroissance totalitaire suite à l'épuisement des ressources, cette décroissance serait alors inégalitaire.

£ La simplicité volontaire :

         Cette simplicité choisie est une voie qui permet de retrouver du temps pour réfléchir. S'ouvrir à soi-même et aux autres. Agir en conscience. Faire l'expérience du consommer moins pour consommer mieux.

Si je pouvais limiter mes besoins ! Si dans tout ce qui fait ma vie, je pouvais me poser cette question :  "Qu'est-ce qui me permet de m'épanouir pleinement, dans toutes mes dimensions et dans toutes mes capacités?"

Si je pouvais vivre plus simplement pour retrouver l'essentiel.

 DES GESTES A NOTRE PORTEE

L'EAU ET L'ENERGIE

Economiser l'eau et l'énergie c'est préserver les réserves naturelles non renouvelables ou qui se renouvellent très lentement. Consommer moins d'énergie c'est aussi lutter contre l'effet de serre et diverses pollutions de l'atmosphère, du sous-sol et de l'air. Diminuer notre consommation d'eau permet de se sentir solidaire des régions ou pays, où l'eau est rare. En France, l'eau potable devient une denrée rare et précieuse, beaucoup n'en sont pas conscients.

¨ L'EAU

Ø Prendre des habitudes qui permettent de consommer moins

d'eau et de moins polluer

* Privilégier la douche plutôt que le bain (2 à 3 fois moins d'eau)

* Eviter de faire couler l'eau chaude si ce n'est pas absolument

nécessaire (pour se laver les mains par exemple…)

* Eviter de laisser couler le robinet inutilement (pendant qu'on se brosse les dents ou pendant qu'on fait la vaisselle)

* Limiter les quantités de savon et de détergents et privilégier les produits moins polluants (sans phosphates)

Ø Faire attention aux fuites d'eau. Un robinet qui goutte c'est 4 litres/heure soit 35 000 litres par an.

Ø Limiter les arrosages au jardin (la plante développe alors ses racines et devient moins sensible au manque d'eau) et arroser le soir pour limiter l'évaporation

Ø Récupérer au maximum l'eau de pluie (une pluie de 10 mm c'est 10 l/m2 et pour une toiture de 100m2  : 1000 litres d'eau à récupérer), pour l'arrosage du jardin et l'utilisation domestique (WC, eau sanitaire, ... ). En France, chaque habitant consomme en moyenne par jour 160 litres (chiffre 1996) et seule, une petite partie de cette eau a besoin d'être potable.

¨  L'ENERGIE

Ø Se chauffer

* Privilégier le bois lorsque c'est possible. Le bilan CO2 est positif, car un arbre capte plus de CO2 qu'il n'en libère lors de la combustion. Cela a également un effet bénéfique sur l'économie locale (activité génératrice d'emploi)

* Diminuer les niveaux de la température domestique (1°C en moins entraîne une consommation inférieure de 7% d'énergie

* Utiliser l'énergie solaire, également pour le sanitaire

* Profiter du solaire passif : orientation de l'habitat, vitrage,...

* Isoler les habitations (avec des matériaux écologiques)

Ø Se déplacer

* Limiter les petits déplacements en voiture (le 1er  km pollue 4 fois plus que les suivants)

* Acheter des voitures simples, peu sophistiquées, sans climatisation, qui consomment moins de carburants.

 

* Développer le covoiturage et privilégier les transports collectifs.

 

* Régler le dispositif anti-pollution

 

Ø S'équiper, s'éclairer

* choisir des petits appareils sans piles (montres, calculatrices), à l'énergie

   solaire

* Ampoules économes

* Eteindre les veilles des appareils électriques (1 centrale nucléaire sur 59)

* Choisir des programmes économiques d'appareils ménagers

* Choisir des lampes électriques rechargeables manuellement

* Dégivrer régulièrement son congélateur, son réfrigérateur

 

Ø Produire

* Favoriser une production locale, afin de limiter les transports

* Développer l'Agriculture Biologique, moins consommatrice d'énergie fossile

 

 

 L'ALIMENTATION ET LA SANTE

"Que ton aliment soit ton médicament"

 

L'alimentation est un facteur important de la santé pour un bon équilibre corporel ainsi que pour prévenir et parfois guérir contre les maladies. Se nourrir c'est maintenir la vie en prenant soin de soi. Bien s'alimenter signifie ne pas manger plus que nos besoins, équilibrer les repas, diversifier les aliments pour éviter les carences en certains nutriments et consommer des aliments produits sainement. Concrètement, nous pouvons par exemple

* Favoriser l'allaitement maternel totalement adapté aux besoins de l'enfant

* Consommer moins de viande en ne lui donnant plus une place centrale dans nos repas.

* Faire attention à la composition et à l'origine des aliments en lisant les étiquettes.

* Auto-produire une partie de notre alimentation par un élevage ou par le jardinage

        

S'alimenter c'est faire des choix dans l'achat des aliments : Où achetons-nous ? directement aux producteurs ? dans les magasins de proximité ou dans les grandes surfaces?  Quels types de produits ?

Nous pouvons favoriser des produits moins transformés et avec moins d'emballages ainsi qu'une agriculture biologique ou paysanne qui préserve l'environnement, dynamise l'économie locale.

C'est aussi faire le choix de la part de revenu que l'on consacre à son alimentation : Pourquoi ne pas consacrer un peu plus à l'alimentation pour retrouver une alimentation saine qui permettra certainement de diminuer d'autres dépenses de santé ? Notre santé n'est-elle pas plus importante que d'autres produits que nous achetons et qui sont peut-être superflus ?

 

         S'alimenter c'est ingérer des aliments provenant de la nature (qui est parfois très artificialisée). L'alimentation peut nous reconnecter à la nature et à la terre : Nous pouvons tisser des liens avec des producteurs en achetant à la ferme, sur les marchés, en adhérant à un jardin de cocagne..

 

         S'alimenter c'est prendre du plaisir en tissant des liens, en cuisinant, en faisant le jardin, en consommant des produits de qualité…,  mais aussi en partageant le repas en famille ou avec des amis.

 

 

 

         L'alimentation est aussi liée aux relations sociales que nous avons. L'homme ne vit pas seulement de pain !

 

 

HABITUDES ET LIEUX D'ACHATS

Changeons nos comportements

                            Consommer sain et éthique c'est possible.

 

ØPrivilégier certains lieux et circuits d'achats :

* Eviter les grandes surfaces dans la mesure du possible :

         Le personnel y est mal payé,

Les fournisseurs sont mis sous pression.

Le système des centrales d'achats favorise la production dans les grosses unités et va à l'encontre d'un rapprochement entre les lieux de production et les lieux de consommation.

* Préférer faire ses achats dans les petits commerces qui favorisent la vie de quartier et la convivialité.

* Favoriser les circuits courts entre producteurs, artisans et consommateurs.

La vente directe peut permettre d'acheter des produits de qualité à des prix abordables en donnant une rémunération correcte au producteur. Cela permet aussi d'échanger et de mieux se comprendre entre producteurs et consommateurs.

* Acheter des vêtements et du matériel d'occasion (par exemple, le matériel pour les bébés et jeunes enfants) ; privilégier du matériel que l'on pourra faire réparer : les filières de l'occasion, de la réparation et du recyclage sont plus favorables à l'environnement et à l'économie locale que la production de produits neufs.

 

Ø Privilégier la qualité à la quantité.

* Manger moins de viande mais de qualité.

* Réapprendre à cuisiner et à éviter les produits industriels élaborés

* Eviter les produits jetables et privilégier les appareils, vêtements, chaussures, etc., qui durent longtemps.

 

Ø Eviter d'acheter ce qui n'est pas absolument nécessaire :

* Nos maisons sont parfois suréquipées de matériel électroménager dont on pourrait peut-être se passer : robots sophistiqués, chauffe-biberon, four micro-ondes, lave-vaisselle, sèche-linge…

* Pourquoi ne pas acheter certains équipements en commun avec des amis, avec des voisins, ou se prêter du matériel, notamment pour le matériel dont on se sert peu et qui coûte cher? Par exemple : une remorque pour la voiture, une grande échelle, un taille- haie…

* Eviter les "cadeaux-gadgets" dont on ne sait plus quoi faire, privilégier les cadeaux confectionnés soi-même ou fabriqués localement.

 

L'HABITAT

 

 

Se situer dans l'habitat ce n'est pas uniquement en choisir le style (maison ou appartement).

 

C'est aussi

·    Prendre sa place dans l'environ-nement.

·        Tisser des liens.

·        S'engager dans la vie locale.

 

Le choix de l'habitat entraîne des choix budgétaires

-         Etre en location peut permettre de se sentir plus libre…

-         En étant propriétaire, on peut  faire le choix d'acheter une maison moins grande, moins

confortable et donc moins chère, pour limiter les emprunts bancaires qui rendent moins libre dans les choix futurs; il est possible de rénover ou d'agrandir la maison au fur et à mesure quand c’est possible d'autofinancer les travaux.

 

         L'habitat  est en quelque sorte notre deuxième peau, facteur de bien-être de plaisir et d'équilibre. A ce titre il mérite toute notre attention.

 

EDUQUER :

L'éducation sera la clé de ces mutations: Il faut privilégier les valeurs de complémentarité et de solidarité avec les enfants, plutôt que la compétitivité. Le rapport à la nature doit être enseigné à tous les âges, il est indispensable, car il peut permettre de comprendre la complexité, la fragilité et la cohérence des fondements de la vie. Mais il serait aussi insensé de reporter nos responsabilités sur les nouvelles générations. La meilleure éducation que nous pouvons donner à nos enfants est l'exemplarité de notre capacité à mettre en cause nos choix de vie et de notre volonté à faire évoluer notre société.

 

 

EPILOGUE

 

De nouveaux courants de pensée sont apparues dernièrement en réaction à cette croissance sans limite : le développement durable ; la croissance ralentie (maîtrisée, limitée) ; le développement solidaire et économe ; la décroissance soutenable (que notre groupe a retenu) . Partant du même constat, si nous divergeons quelque peu sur les solutions, souhaitons que le débat d’idées nous enrichisse et augmente nos chances de sortir de cette crise.

 

Si nous consommons plus c'est au détriment de la terre,

alors protégeons la !

 

         Consommer toujours plus a été le slogan de tous les gouvernements que ce soit durant les trente glorieuses ou pour résoudre les différentes crises économiques. Nous sentons très bien que cela ne marche pas et que nous fonçons droit dans le mur. Ce phénomène est mondial. A une nuance près de taille, c'est que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Dans notre propre pays, il y a des pauvres et dans le monde il y a des pays où les populations sont démunies. Elles manquent de tout : écoles, santé, biens matériels, eau… A ces populations nous ne pouvons pas demander de réduire leur croissance ! Il y a certainement un juste équilibre à trouver. C'est aussi une question de solidarité.

Arrêtons de consommer toujours plus,

nous pouvons vivre avec moins !

 

         C'est la prise de conscience du problème mondial, qui nous renvoie à notre propre comportement, à notre solidarité avec les populations les plus pauvres, mais aussi avec les générations futures, qui peuvent guider nos choix.

Car même si notre environnement est hostile ou que nous croyons que nous ne pouvons rien faire, tous "ces gestes à notre portée" sont des gouttes d'eau qui feront un océan ! Peut-être que tout le monde ne peut pas faire son jardin, mais tous peuvent ne pas gaspiller, consommer moins et différemment, se positionner sans cesse dans ses choix.

 

 

Dans tous les choix que nous faisons pour consommer moins, le fils rouge qui doit nous guider, c'est le bonheur et la joie de vivre. C'est cela que nous devons transmettre aux générations futures. 

BIBLIO…

"Halte à la croissance" le club de Rome  1974  Fayard

"Vers une société harmonieuse"  revue silence édition  Parangon

"Pierre Rabhi - Le chant de la terre"  JP et R Cartier (éd. la table ronde)

"Le recours à la terre" Pierre Rabhi (éd. Terre du ciel)

"Manifeste pour des oasis en tous lieux" ouvrage collectif sous la direction de P. Rabhi

"Quel climat laissons-nous à nos enfants" la Vie N°3044 janvier 2004

"Les bons gestes pour consommer mieux" la Vie N° 3054 mars 2004

"Quel développement pour une société solidaire et économe" ATTAC avril 2004

www.ecoconso.org ce site belge propose une série de fiches conseils pour consommer durable   et écologique.

 

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1° Vivre un divorce

Un échec qui permet de grandir

 

 

 

 

Nous qui avons connu l’épreuve du divorce, chacune de nos histoires est totalement unique. Pourtant nous employons tous les mêmes expressions : Le ciel s’est écroulé, le gouffre, le trou… Ces mots expriment bien le cataclysme dans nos vies de femmes et d’hommes.

 

Le divorce d’abord une souffrance

 

Il y a une période où l’on n’espère plus rien, c’est l’effondrement ! La blessure est là, qui ne peut se cicatriser. La solitude c’est dur, on ne peut s’y habituer. Il y a le regard de l’autre qui nous dévalorise complètement ; Ce jugement des autres quand il vient de la famille ou de la communauté chrétienne est encore plus difficile à supporter.

Nous rejoignons par là, la figure du Christ qui a fait l’expérience de la solitude et de l’échec.

 

Le divorce une résurrection

 

Après la traversée du désert, nous parlons de relecture de vie, de redécouverte de nous-mêmes, de sursaut d’énergie. La désillusion permet d’apprendre beaucoup sur soi. « les claques que j’ai pris dans la vie, me font avancer. J’ai l’impression de re-naître à nouveau. Au plus profond du gouffre, j’avais une lueur d’espoir. J’ai appris, de nouveau, à m’aimer et à aimer. L’homme que je suis aujourd’hui ne regrette rien, il est plus riche qu’avant. »

Le temps permet de retrouver une sérénité.

L’apparence faiblesse de Dieu, qui meurt sur la croix peut être un chemin de libération. Après la croix, nous faisons l’expérience de la résurrection. Oui, tout passage douloureux peut mener vers un ailleurs de plénitude.

 

Les divorcés une chance pour l’Eglise ?

 

            Notre passage par la souffrance, nous donne une expérience qui ne peut qu’enrichir l’ensemble du corps qu’est l’Eglise. Cette expérience douloureuse et décapante, nous donne de vivre une vie à un autre niveau, plus prés peut-être des valeurs que cherche à promouvoir l’Eglise : fidélité, humilité, vérité, désir d’approcher l’essentiel.

            C’est dans le dénuement que beaucoup d’entre nous devenons conscients de l’amour du Christ. Puissions-nous être pour l’Eglise un témoignage de la nécessité de se dépouiller du Veil homme, pour faire place à l’homme nouveau ? Par ses gestes et ses paroles, Jésus signe sa présence dans le faible, le pauvre, l’abandonné. Dans son regard d’amour, la faiblesse est habitée !

 

            En terminant cet article, voici quelques interpellations  :

 

« Ce qui paralyse la vie, c’est de ne pas croire et de ne pas oser: une parole. »  

« Le regard des hommes n’est-il pas plus sévère que le regard de Dieu ? »

 

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